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Bienvenue sur Morinie.

Dans le précédent Oreiller, nous vous invitions à vous promener le long des cours d’eau, sous l’ombrage des arbres.
Cette fois, faisons un peu de botanique et d’œnologie. Au mot « greffe », le dictionnaire Larousse indique : « opération qui permet la multiplication des arbres fruitiers, de la vigne, de nombreuses espèces ornementales (arbres, rosiers, …) et de certains légumes […] sous serre par l’insertion sur une plante (sujet) d’une partie d’une autre (greffon) dont on désire développer les caractères. » Le vin, « fruit de la vigne et du travail des hommes » et qui a donné lieu à de nombreux procédés de greffe, peut ensuite être « collé », c'est-à-dire « clarifié par l’ajout d’une substance (colle) ».
En matière généalogique, un de ces arbres fruitiers, le créquier, sorte de cerisier (selon le P. Menestrier) ou de prunier sauvage, s’est largement démultiplié, donnant lieu à de nombreuses branches, ramifications … et greffes loin de son fief originel, à l’image de son rameau en Flandre maritime.
Mais certains auteurs, par des collages trop hâtifs entre les créquiers et leurs greffons alliés, ont omis d’en développer les caractères et, loin de clarifier l’historiographie, l’ont obscurci.
En cette période hivernale, où la neige recouvre de son long manteau blanc la terre, nous vous proposons donc de repartir du pied de vigne originel et à en faire des « boutures » qui, selon le même Larousse, permet à une « jeune pousse » d’être « à l’origine d’un nouveau pied ».
Morinie vous convie donc à parcourir ce nouvel Oreiller du Roy, et à partir d’ « un nouveau pied » relativement à l’historiographie de la maison de Créquy.
François CARON

Nouvelles du front généalogique et bibliographique :
12/01/2010 : Patrimoine en question
L'avenir du patrimoine numérique est au centre du rapport Tessier publié aujourd'hui.
Cette préoccupation est également relayée, ce même jour, par Viviane Reding, commissaire européen chargée de la société de l'information et des médias, laquelle précise que : "L'Europe devrait saisir cette opportunité de prendre le leadership, et de s'assurer que la numérisation des livres se déroule dans un cadre reposant sur le droit d'auteur européen, tout en respectant entièrement la diversité culturelle européenne."
Morinie s'est d'ores et déjà associé à cette problématique dès le premier éditorial de l'Oreiller du Roy.

12/01/2010 : Anniversaire
Monseigneur Leuliet, évêque émérite d’Amiens, fête ses cent ans.
Né le 12 janvier 1910 à Richebourg-l’Avoué, Géry-Jacques-Charles Leuliet, fils d’un notaire audomarois, étudie au collège Saint-Bertin de Saint-Omer avant d’intégrer le grand séminaire d’Arras. Ordonné prêtre le 8 juillet 1933, il devient professeur au collège Saint-Pierre à Calais, avant d’en devenir le supérieur en 1941.
Nommé doyen de Notre-Dame à Calais en 1951, puis directeur de la maison des œuvres diocésaines en 1953, il devient vicaire général en 1956 puis archidiacre des zones rurales en 1962.
Consacré évêque d’Amiens le 9 mai 1963, il participe à ce titre aux trois dernières sessions du concile Vatican II. Frappé par la limite d’âge en 1985, il devient évêque émérite, avant d’être remplacé en 1987 par Mgr Noyer.
Il continue néanmoins de servir l’Eglise et revient dans sa région d’origine. C’est ainsi qu’il officie à de nombreuses reprises en territoire morin, et plus particulièrement à Roquetoire, où François le servit.
Aujourd’hui retiré à la maison diocésaine Jean XXIII à Arras, il est le doyen des évêques français, et le 3ème évêque le plus âgé au monde. A 100 ans, sa devise demeure Fides in virtute Dei.

20/01/2010 : Nouvelle conférence
Matthieu a le plaisir de vous inviter à la prochaine communication qu'il animera le samedi 13 février à 14 h 30 à Molinghem, salle Léo-Lagrange.
Le thème développera :
"Un aperçu des institutions au
village avant la Révolution : Seigneurie, Communauté d'habitants et Fabrique
au XVIIIe siècle dans la région d'Isbergues".
"Le fonctionnement des institutions villageoises d'Ancien Régime demeure mal
connu. Si la seigneurie s'impose aux esprits lorsqu'il est question du
sujet, ses cadres, son personnel et son organisation restent mal définis. La
fabrique gère les biens produisant revenus pour l'entretien de l'église et
la célébration du culte, elle a vécu jusqu'à la séparation de l'Eglise et de
l'Etat en 1905. Quant à la communauté d'habitants, composée des chefs de
famille du village, elle s'occupe essentiellement de la répartition de
l'impôt entre chaque foyer fiscal. Ces institutions seront passées en revue,
et leur rôle précisé, à l'aide d'exemples pris dans les villages des
environs d'Isbergues"

26/01/2010 : Aménagement du territoire
En pleine polémique sur l'avenir du TGV dans le Pas-de-Calais, alors que depuis plusieurs années le devenir de l'église saint-Sépulcre est posé à Saint-Omer, que le bassin d'emploi est en berne (tant Arc International que la filière papetière), l'Audomarois s'interroge sur la place qui sera la sienne.
Arrière-pays du littoral ou banlieue de la métropole lilloise ? Comment redynamiser une ville qui fut la 8e de France au XIII° siècle ? Saint-Omer doit tirer profit de ce qui est perçu aujourd'hui comme une charge à savoir son patrimoine architectural et le marais.
Tetra vient de rendre public son rapport final en décembre dernier touchant à la communauté d'agglomération de Saint-Omer. A l'heure où le centre-ville bruisse de rumeurs sur chacun des quartiers de la ville, voire sur une hypothétique fusion avec la banlieue, cette étude a le mérite de brosser un tableau des enjeux et de dresser un état des perspectives pour l'Audomarois.

01/02/2010 : Nouveau périodique
Morinie a le plaisir de vous présenter Jubés et échauguettes.
Complémentaire de l'Oreiller du Roy, cette publication est centrée plus particulièrement sur l'actualité de notre patrimoine.
Pour ce premier numéro, Thomas vous propose un article étudiant Eadgyth de Wessex. Femme d'Otton 1er, sa sépulture fait actuellement l'objet de fouilles approfondies. Sa descendance se développe notamment en Lotharingie et en Artois en s'agglomérant avec les lignages seigneuriaux.

06/02/2010 : Les mines bientôt incrites à l'UNESCO ?
Le 25 janvier dernier, la France a déposé la candidature du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais en vue d'une inscription au patrimoine mondial de l'humanité dans la catégorie "patrimoine culturel évolutif".
Ce projet, initié en 2002 et unissant l'ensemble du bassin minier au sein d'une association, serait une première mondiale en raison de l'importance de la zone géographie impliquée.
"Aux rayons enflammés de l’astre, par cette matinée de jeunesse, c’était de cette rumeur que la campagne était grosse. Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre." (Emile Zola, dernières phrases de Germinal)

11/02/2010 : Un site néolithique pillé à Noyon
Tout aménagement du territoire fait l'objet de recherches archéologiques préventives menées par la DRAC régionale. A l'occasion de ces prospectives, des sites inconnus peuvent être identifiés, et bien sûr, fouillés.
La journée de mardi fut particulièrement douloureuse pour les archéologues picards : le site de Noyon a été visité dans la nuit. Saccagé méthodiquement. Ruinant tout espoir de nouvelles découvertes scientifiques.
L'appât du gain sans doute, la fièvre de posséder un objet rare peut-être ; pour la satisfaction personnelle de quelques inconscients certainement, une documentation riche de milliers d'années sur notre culture passée est désormais effacée. Notre patrimoine ne s'écrit pas sur l'étal des brocantes ou la poussière de nos étagères mais dans l'étude scientifique du terrain et des archives à notre disposition. Une partie de notre Mémoire disparaît avec les témoignages de Noyon. Nous rendant un peu plus amnésique, un peu plus ignorant.
"Si l'on était responsable que des choses dont on a conscience, les imbéciles seraient d'avance absous de toute faute. L'homme est tenu de savoir. L'homme est responsable de son ignorance. L'ignorance est une faute." (Milan Kundera, Risibles amours)

12/02/2010 : Mémoire d'Opale
La Côte d'Opale est trop souvent perçue comme une zone obscure où le ressac poursuit son travail de sape, où Jules César et Napoléon essayèrent d'asseoir leur hégémonie sur la (Grande-)Bretagne, et où les motos disputent le monopole du sable aux embruns.
Morinie est heureux d'accueillir une nouvelle consoeur, "Mémoire d'Opale" qui, par son action dynamique, vise à enrichir et renouveler notre connaissance de Montreuil au Boulonnais. La parution d'un nouveau périodique annuel éponyme sanctionne ce besoin indispensable de préservation du patrimoine historique et généalogique. Loïc Vambre, président de l'association, a bien compris le danger d'être généralement écarté par les acteurs traditionnels du monde culturel associatif : "Il était alors indispensable de se fédérer pour la sauvegarde de l'histoire de notre côte d'Opale."
En effet, les associations généalogiques et historiques à assise régionale ou départementale ont trop longtemps délaissé ce "pays". Cette fosse des Mariannes est désormais comblée et le ressac peut continuer de poursuivre son oeuvre ailleurs ...

13/02/2010 : Un musée en péril ?
Affiche défraîchie depuis longtemps, devenue illisible avec le temps. Salles désaffectées faute d'en connaître la simple existence. Le musée du cabinet des médailles est actuellement à l'agonie.
La restructuration actuelle du site de Richelieu n'est pas pour donner de l'espoir : rien n'est envisagé actuellement quant à son avenir. Une association s'est d'ailleurs constituée afin d'essayer de pallier à cette fermeture.
L'avenir est-il si noir ? Rassurons-nous. Que le cabinet des médailles existe encore (ou pas), l'escalier (classé en 1983) pour y parvenir est promis à une destruction certaine ...
Dans sa lettre aux lecteurs de janvier, la BNF indique : "La valorisation et la rationalisation de son patrimoine immobilier seront une orientation majeure." Serait-ce au prix de son âme ? La question est ouverte pour une institution dont l'objectif "traditionnel et fondamental", répété dans le contrat de performance 2009-2011, est d'"enrichir, signaler et préserver les collections nationales".

17/02/2010 : La "rouge" pour le général Dumas ?
Le drame qui a secoué Haïti n'a laissé personne indifférent. A ce titre, le président de la république française, monsieur Nicolas SARKOZY, s'est rendu sur les lieux afin de se rendre compte de la solidarité internationale et pour renouer le lien ancestral qui relie la métropole à son ancienne colonie. En effet, aucun président français n'avait encore rendu visite à cet état depuis son indépendance le 1er janvier 1804.
Une première ! Mais celle-ci a un goût d'inachevé. En effet, depuis la fondation de l'ordre de la Légion d'honneur, le général Dumas (père d'Alexandre) est le seul officier de ce rang à avoir été écarté de cette dignité. Cet ostracisme semble être consécutif au rétablissement de l'esclavage le 20 mai 1802 (lendemain même de la fondation de l'ordre de la Légion d'honneur). Par cette loi, les militaires indigènes furent écartés et assignés à résidence.
Les mérites du général Dumas sont notoires : son nom orne les murs de l'Arc de Triomphe à l'instar de nombre de ses camarades ayant participé aux campagnes napoléoniennes. Pour autant, Jacques CHIRAC a refusé de lui décerner cette croix en 2006. Claude Ribbe continue inlassablement de perpétuer son souvenir dans le cadre d'une requête adressée au président de la république, en qualité de grand-maître de l'Ordre.
L'affaire reste actuellement en suspens : cette visite présidentielle est l'occasion, pour la patrie des droits de l'Homme, de rendre justice à l'un de ses serviteurs dévoués. Le père d'Alexandre Dumas est aujourd'hui encore marquée par la "rose de Meung", puisse le jugement d'Armentières être plus clément que cette infamie par omission ...

18/02/2010 : Changement dans la continuité à Aire-sur-la-Lys
Jean Catteau vient de passer la main à Michel Behague à la présidence du comité de sauvegarde de la collégiale d'Aire-sur-la-Lys.
Ce monument a eu, comme tant d'autres, son histoire marqué par les destructions (notamment de la nef, restaurée ensuite) et reste particulièrement fragile. La volonté affichée de maintenir un haut niveau quant au rythme des restaurations ne peut que satisfaire la communauté historique.

18/02/2010 : Question pour un champion
Question Architecture : Type d’édifice urbain dont le nom, tiré de
l’allemand, signifiait à l’origine « qui garde la paix », je suis
présent notamment dans la commune d’Aire-sur-la-Lys. Tour symbolisant,
comme le donjon seigneurial, le lieu du pouvoir communal, je permet
également par ma position élevée de guetter les dangers susceptibles de
menacer la Cité. Sorte de campanile, pouvant être surmonté d’une
girouette, d’un clocheton, un carillon, et d’une horloge à gros cadran,
je suis, je suis … le beffroi bien sûr !
Telle était la formulation de la question posée ce jeudi par Julien
Lepers dans la quotidienne de l’émission de jeu phare du service
public. L’animateur a, au passage, gratifié la cité de Lyderic du
qualificatif de « magnifique commune ».

18/02/2010 : Conférence de Matthieu
A l’occasion de l’Assemblée Générale annuelle de l’Association Locale
Pour l’Histoire de l’Artois (ALPHA), et à l’invitation de son ancien
professeur d’histoire-géographie, Gilles Pouchain, Matthieu donnait le
13 février à Molinghem une conférence sur le thème « Un aperçu des
institutions au village avant la Révolution ».
L’occasion de définir, expliquer et étayer d’anecdotes des notions
telles que la seigneurie ou le fief, et leurs fonctions inhérentes (le
conseil, l’intendant, le receveur) ; les officiers et le corps de
justice, avec leurs échevins, mayeurs, baillis, procureurs fiscaux ou
autres greffiers et notaires, la Table des Pauvres, ou encore le conseil de fabrique et ses
marguilliers.
Avec, en conclusion du propos de Matthieu, la présentation d’une
instance trop souvent ignorée ou méconnue, celle des assemblées de
communautés d’habitants, forme de réunion des notables du village dont
notre jeune docteur s’est efforcé d’étudier tant les lieux d’assemblée
que leur périodicité calendaire.
Une conférence de plus d’une heure trente, richement documentée et
abondamment applaudie, qui a permis de faire le point sur cette
question essentielle de notre passé rural. On déplorera simplement que
l’Echo de la Lys n’ait trouvé que 3 minutes a accorder à cette
allocution.
Au passage, Morinie recommande aux journalistes féminines de cette
rédaction l’usage de chaussures sans talon, pour plus de discrétion
lorsque l’on subit un tel retard, et par respect, tant pour
l’intervenant que pour son auditoire.

26/02/2010 : nouvelle publication
Il y a trois semaines disparaissait à Gosnay Madeleine Guillemant-Sintive, figure de la Résistance béthunoise.
François souhaitait lui rendre un dernier hommage, ainsi qu’à d’autres oubliés de l’ « armée des ombres », au travers du second opus de Jubés et échauguettes. Morinie tient également à présenter ses sincères condoléances à la famille.

28/02/2010 : Patrimoine en danger
Alors que la Vendée et la Charente tentent de panser leurs plaies suite au passage de la tempête Xynthia, celle-ci n’a pas épargné notre région, et notamment son patrimoine. Ainsi, la chute d’un cèdre vers 14 heures ce dimanche a fait voler en éclats un des vitraux de la chapelle du château de Trélon, propriété des Merode depuis 1577 (le château a été reconstruit en 1704 et largement remanié au XIXe siècle).
Ce vitrail représentait l’un des faits marquants au XIVe siècle de l’histoire de la famille princière, en l’occurrence l’apparition en songe de saint Mathias, apôtre, au baron Werner VI de Merode, l’invitant à construire un monastère. Suite à cette révélation, le baron avait fondé, avec son fils Werner VII, l’abbaye de Schwarzenbroich dans la forêt de Merode, non loin de Cologne, et y avait installé des Pères Croisiers. Seul le paisible noble assoupi a résisté. Par ailleurs, du mobilier a également été abîmé, ainsi qu’un Christ décapité.
La chapelle a été érigée dans les années 1860, sous la conduite de l’architecte Clément Parent et à la demande du marquis Werner de Merode, frère du camérier Xavier de Merode dont les archives ont récemment rejoint le Vatican.
Deux jours avant, la princesse Philippe de Merode, née Micheline de Gontaut-Biron, et son gendre, Bernard Collin, avaient tenté de protéger le vitrail par la pose d’un grillage métallique, qui s’est révélé insuffisant. Un expert est attendu prochainement et il est vraisemblable que la chapelle familiale viendra rejoindre la liste des 138 églises faisant ou ayant l’objet d’un programme de restauration dans la région depuis 2008.

04/03/2010 : hommage à Jacques Marseille
Ce matin, Jacques Marseille est décédé à 64 ans.
Né dans un terroir que n'aurait pas renié Pierre Goubert, cet Abbevillois a assuré avec brio la succession de Marc Bloch et Jean Bouvier à la chaire d'Histoire économique et sociale de la Sorbonne.
Contributeur régulier au Point, son directeur Franz-Olivier Giesbert a souhaité lui rendre hommage : "J'aimais beaucoup son humour, son esprit, son ouverture, son côté pas idéologique. C'était le contraire d'un idéologue."
En un temps où le "politiquement correct" est à la mode, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, "salue également un homme de conviction et d'engagement qui défendait avec fougue et passion les idées qui étaient les siennes."
Morinie s'associe à l'ensemble de la communauté historique et présente ses plus sincères condoléances à Madame et ses trois enfants.
Les manteaux de duc traînent dans leur fourrure
Pendant que des grandeurs on monte les degrés
Un bruit d'illusions sèches et de regrets
Comme, quand vous montez lentement vers ces portes
Votre robe de deuil traîne des feuilles mortes.
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac

05/03/2010 : Nouvelle publication !
La 72e livraison de Gauhéria, revue d’histoire de la Gohelle, est parue, avec notamment un bel article de Monsieur Bernard Ghienne qui fait le point des connaissances sur la participation du Corps Expéditionnaire Portugais pendant la Première Guerre Mondiale, sujet cher à Matthieu, qui, à l’instigation de l’auteur, présente en complément quelques photographies de soldats portugais et britanniques qui sont passés par Mametz, photographies provenant de la collection d’une figure de l’histoire locale Madame Marie-Thérèse Delmaire.

06/03/2010 : Nouvelle exposition !
A l’initiative de Monsieur René Decroix, directeur de cabinet de Monsieur Bruno Magnier, maire de Saint-Omer, et avec la participation de Madame Rose-Marie Pasquier-Bierman, la municipalité audomaroise rend hommage à Monsieur Gustave Vandenbergue à travers une exposition visible à l’Ecole des Beaux-Arts, dirigée par Monsieur Jean-Paul Tartar, du 5 mars au 2 avril 2010 (9 h.-12 h., 14 h.-18 h.), sauf le week-end.
Gustave Vandenbergue (1894-1954), né à Saint-Omer, s’est illustré dans le domaine artistique autant dans la gravure que dans l’architecture, mais il a aussi été un citoyen engagé, animateur et dirigeant de la Défense Passive. A voir notamment les bois gravés (du buis), véritables faces cachées du travail de l’artiste.

07/03/2010 : Patrimoine en péril !
Les cloches de l’église d’Ecques se taisent depuis quelques mois déjà. La chute d’une pierre qui s’est détachée de la rembarde située en haut de la tour de l’édifice a occasionné quelques dégâts à la toiture. Ces dégâts réparés, l’avis de spécialistes ayant été demandé et l’état avancé d’érosion de la tour constaté, la municipalité a jugé prudent de ne plus faire sonner les cloches pour éviter les risques liés aux vibrations.
L’église d’Ecques, où furent baptisés et mariés et près de laquelle furent ensevelis nombre d’aïeux de François, est l’une des plus belles de la région comprise entre Aire et Saint-Omer, portant notamment des traces visibles de fortification. Elle vient s’ajouter à la liste déjà longue de celles nécessitant des réparations importantes.

08/03/2010 : Bernanos au théâtre
Actuellement, se joue au théâtre des Mathurins à Paris le Journal d’un curé de campagne, interprété sur les planches par Maxime d’Aboville.
Ce dernier, arrière-arrière-petit-fils d’une Gorguette d’Argoeuves de Saint-Omer, mais également descendant des Taffin, Dion, Créquy et autres Sainte-Aldegonde et Saint-Omer, y tient le rôle du curé d’Ambricourt rendu célèbre par Georges Bernanos, et qui avait valu à son auteur le grand prix du roman de l’Académie française en 1936.
Georges Bernanos, pour cet ouvrage comme pour Sous le soleil de Satan, La joie, Monsieur Ouine ou encore Les grands cimetières sous la Lune, s’est directement inspiré des lieux qui ont bercé son enfance au cœur du Haut-Pays, notamment à Fressin, où la famille a possédé sa « chère maison » de 1896 à 1924, le « château noir » aujourd’hui hélas pratiquement en ruines.
Le créateur de Mouchette a également étudié, tout comme François, au collège Sainte-Marie à Aire-sur-la-Lys de 1904 à 1906 (une plaque commémore le passage de ce prestigieux élève à l’entrée de l’institution). Outre la pièce, on (re)lira avec profit Bernanos et l’Artois, par Louis Léger, dans le cadre des Mémoires de l’Académie des sciences, lettres et arts d’Arras, et Un adolescent d’autrefois pour aujourd’hui : Georges Bernanos, notice éditée par le collège cité supra en 1988.

09/03/2010 : Les Fauconberg au cinéma !
Depuis quelques jours, Alice Liddell fait des merveilles au box-office américain. Ainsi, dès son premier week-end, le film de Tim Burton fait défiler dans les salles l'armée de la dame de coeur au grand complet.
On y retrouve bien sûr tous les personnages ayant suivi le Lapin Blanc comme le Chapelier Fou (Johnny Depp) ou la Reine Blanche (Anne Hathaway, déjà remarquée dans le rôle d'Andy dans Le diable s'habille en Prada aux côtés de Meryl Streep).
Une telle oeuvre, écrite par Lewis Carroll en 1865, sous le titre Alice's Adventures in Wonderland ne manque pas d'être en phase avec le monde déjanté, burlesque (Charlie et la chocolaterie) et parfois gothique de Tim Burton (Les noces funèbres en 2005).
Rappelons qu'au delà du conte, la jeune Alice Liddell a réellement existé. Elle descend des châtelains de Saint-Omer par la branche anglaise des lords Fauconberg.
L'entrée au pays des merveilles est prévue en salle le 24 mars ou dans les assiettes dès à présent (que vous ayez un joyeux non-anniversaire à fêter ou non ...)
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