François CARON & Thomas DELVAUX mettent en ligne l'inventaire du fonds Noircarmes qu'ils ont effectué en 2001.
Le Fonds Noircarmes, conservé dans le fonds d'archives locales de la Bibliothèque de la Communauté d'Agglomération de Saint-Omer, consiste en 63 boites d'archives (cotées de 206/1 à 206/63). Il regroupe un grand nombre de notes sur les familles nobles et bourgeoises de la région, dans l'esprit des fonds Sars de Solmont à Valenciennes, Pitpan de Montauban à Cambrai, ou Rodière à Dainville.
Il s'agit des dossiers constitués entre 1845 et 1926 par Fernand Joseph Hippolyte Violette de Noircarmes, notable de la ville. Promis à sa mort par son fils Hector, ils furent finalement cédés à la bibliothèque municipale de Saint-Omer par les héritières de Mme Laure Saubinet, de Versailles, fille de Fernand. Certains de ces dossiers comportent des tableaux généalogiques extraits du Ms 911 de la ville ou des documents notariés originaux.
02/10/2006 : Nouvelle publication !
François CARON publie le terrier d'Ecques (1613).
Les éléments généalogiques de ce fichier sont issus d'un des terriers conservés dans le fonds d'archives locales de la Bibliothèque de la Communauté d'Agglomération de Saint-Omer, dans la Série 2G qui regroupe les archives du Chapitre de Saint-Omer. Cette série, en cours d'inventaire, comporte de nombreux cueilloirs et terriers pour la proche campagne de Saint-Omer où le Chapitre avait des possessions.
Pour la commune d'Ecques, on trouve des terriers dès 1535. Ce terrier, conservé sous la cote 2.G.2317, date de 1613. Il est donc intéressant, car antérieur aux registres paroissiaux, qui débutent en 1626.
20/10/2006 : Nouvelle parution !
Thomas DELVAUX publie La légende de Raoul de Créquy : essai de décryptage généalogique.
04/11/2006 : Nouvelle publication !
François CARON publie un inventaire des terriers du II.G. Il recense les terriers relatifs aux communes audomaroises conservés au sein des archives du chapitre de Saint-Omer à la bibliothèque de l'agglomération de Saint-Omer (série II.G.).
28/11/2006 : Nouvelle parution !
François CARON & Thomas DELVAUX publient Les 75 ans de la sonnerie "Aux Morts" dans le dernier numéro (92) de Généalogie 62.
02/12/2006 : Mise en ligne du site.
Après quelques semaines de travail acharné : "l'enfant est prêt à naître" suivant la formule d'un ami.
Nous avons essayé qu'il soit le plus complet possible dès le début mais bien sûr, il sera complété progressivement de nos publications et annonces.
17/12/2006 : Hébergement
Morinie a le plaisir d'héberger les publications électroniques de Philippe MAY en commençant par un sujet qui lui tient particulièrement à coeur : les chapelles d'Audincthun-Wandonne
21/12/2006 : Annonce publique
Les rares initiés n'ont plus de scoop ! Morinie est officiellement annoncé sur divers sites amis.
02/01/2007 : Nouvelle parution !
Début d'année en fanfare pour Philippe MAY qui, aux côtés de Michel CHAMPAGNE, publie une monographie des Peuvion.
08/01/2007 : Nouvelle parution !
Michel Champagne poursuit l'étude de ses monographies régionales en livrant au GGRN ses Généalogies frugeoises.
12/01/2007 : Nouvelle mise en ligne !
François CARON publie une étude des seigneurs du Saulchoy.
20/01/2007 : Conférence à la bibliothèque de Saint-Omer
Avec près de 1500 visites et 8300 pages consultées depuis le lancement du site il y a un mois, Morinie est un succès. Merci de votre engouement et de votre intérêt pour nos travaux, qui sont un encouragement pour nous.
22/01/2007 : Nouvelle mise en ligne !
Le Dr Philippe DERIEUX nous a fait le plaisir de choisir Morinie pour mettre à la disposition du plus grand nombre son catalogue des archives de la ville de Saint-Omer.
28/01/2007 : Nouvelle mise en ligne !
Le Dr Philippe DERIEUX a relevé les décès de la paroisse St-Denis (Saint-Omer) issus de la table des pauvres. Cette liste complète les sépultures citées dans l'état-civil.
03/02/2007 : Nouvelle rubrique !
Thomas DELVAUX initie les pages sur les thèmes de recherches favoris.
05/02/2007 : Nouvelle rubrique !
Thomas DELVAUX met en ligne les sceaux des comtes d'Artois. Cette page a vocation à s'enrichir très bientôt.
06/02/2007 : Enrichissement d'une rubrique
François CARON poursuit la série des pages sur les thèmes de recherches favoris.
10/02/2007 : Merci !
Lors de ce samedi 10 février, la 10 000° page a été chargée. Plus que jamais, cela nous encourage à persévérer dans cette voie et à enrichir ce site. Merci de votre engouement et de votre intérêt pour nos travaux, qui sont un encouragement pour nous. C'est là une occasion de vous rappeler que vous pouvez réagir ici.
11/02/2007 : Enrichissement d'une rubrique
Thomas DELVAUX complète la page développant l'histoire des comtes d'Artois. Outre l'héraldique, il y est question de la succession parfois chaotique au comté d'Artois notamment lors de la célèbre guerre privée entre Mahaut et son neveu Robert III d'Artois, ou sous Marguerite III de Flandre.
Outre les quelques modifications "cosmétiques" ici ou là, Philippe MAY nous confie sa biographie historique. De plus, la commune de Mazingarbe a désormais une photothèque qui lui est consacrée ici. Enfin, François CARON publie une étude sur une branche Créquy du Ponthieu : un créquier dans une église du Ponthieu.
22/02/2007 : Nouvelles rubriques !
Déjà 2 mois de mises en ligne ! C'est là l'occasion de mieux situer la Morinie, carrefour entre France, Flandre et Boulonnais. Nous sommes donc heureux de vous proposer une page rassemblant quelques liens afin de mieux faire connaître l'histoire de cette contrée. De plus, Thomas DELVAUX initie une page retraçant l'histoire de Thérouanne. Progressivement le site Morinie s'étoffe de divers idées et projets qui continueront à se mettre en place dans les jours à venir.
Pour rappel, il est possible de consulter les anciennes brèves ici afin de garder en mémoire l'actualité du site morinie.
D'aucuns penseront sûrement que nous eussions dû commencer par là, mais Habent sua fata libelli (Les livres ont leur propre destin) et ce n'est qu'à ce jour qu'une ébauche de l'histoire de la Morinie vous est proposée ici.
Michel CHAMPAGNE, publie une histoire de la Châtellenie de LONGVILLIERS du 12e au 14e siècle, ses seigneurs et leurs alliances. Publié par le GGRN, cet ouvrage est une remarquable étude centrée tant sur le fief que sur ceux qui l'ont dirigé. Pour ces seigneurs dont la noblesse n'a d'égale que la qualité des alliances contractées, c'est assez dire l'intérêt d'une telle publication.
09/04/2007 : Entre conférences, mise en ligne et renaissance ...
Matthieu et Thomas annoncent chacun leurs communications respectives ici et là. La complémentarité des travaux y est flagrante entre les conférenciers bien qu'ils ne se contentent pas de ces seuls sujets : on connaissait les articles de Matthieu sur les prisonniers espagnols (annoncés ici-même), Thomas récidive aujourd'hui sur l'étude de la famille de Créquy.
Cependant, l'actualité morinienne est surtout marquée par une (re)découverte de tout premier plan : Le mandement de Charles-Quint ! Sans nul doute, nous serons bientôt amenés à en reparler plus longuement d'autant que l'école des Chartes, et Jean-Charles BEDAGUE en particulier, travaille à la publication de ce document exceptionnel.
Enfin, en ce début avril, Morinie passe un double cap : 3000 visites et 15000 pages consultées. Cela nous invite à continuer à enrichir ce site et nous vous invitons à réagir ici.
12/04/2007 : Actualité
Près de trois mois après la tempête qui endommagea la cathédrale de Saint-Omer, voici un premier bilan des dommages. La restauration reprend actuellement pour plusieurs mois.
15/04/2007 : Actualité
Le Dr Philippe DERIEUX vient de publier au GGRN deux dépouillements d'état-civil de Saint-Omer. Il y a déjà quelques temps de cela, les paroisses Sainte-Aldegonde et Sainte-Marguerite furent étudiées, c'est aujourd'hui au tour de Saint-Sépulcre. Une reconstitution des familles de 1565 à 1599 est également réalisée (référence AM 296). De plus, l'ensemble du gros des notaires de 1566 à 1573 est édité dans les mêmes conditions (AM 295).
D'autre part, ce dimanche est marqué par l'assemblée générale de l'AGP qui, outre une modification de ses statuts, procédait au renouvellement biannuel du tiers de ses administrateurs. Membre de longue date (12 ans de bénévolat), François CARON a désiré intégrer cette équipe afin de s'engager plus avant dans l'entraide apportée aux adhérents.
28/04/2007 : Publication
Michel CHAMPAGNE publie deux articles sur les familles de BASSECOURT et DOUZINEL dans le bulletin 198 du GGRN. Le sommaire est détaillé ici.
01/05/2007 : Conférence et mise en ligne
Dans le cadre des 4èmes journées eurorégionales des villes fortifiées, du tricentenaire de la mort de Vauban et de l'année culturelle 2007 "Saint-Omer ville et pays d'art et d'histoire", Thomas DELVAUX a animé une conférence sur la prise de Saint-Omer en 1677 dans la galerie des tableaux à l'hôtel de ville de Saint-Omer en présence de Mr Jean-Jacques DELVAUX, maire de Saint-Omer, conseiller général, de Mme Marie-Pascale BATAILLE, adjointe à la culture et candidate aux législatives, et de Mr Michel BLAREL, maire de Tatinghem, vice-président de la Communauté d'Agglomération de Saint-Omer (CASO).
De plus, un armorial de la Morinie vous est proposé ici.
02/05/2007 : Conférence, article et mise en ligne
Clément LALLAIN anime une communication sur quelques aspects sur le canton d'Hersin-Coupigny au cours de la révolution organisée par le comité historique d'Hersin-Coupigny le jeudi 10 mai à 17 h (salle Agora de de cette ville).
De plus, une interview de Thomas DELVAUX, diffusée sur les ondes de RDL, est désormais accessible ici. Celle-ci a eu lieu quelques heures avant la conférence consacrée à Pierre Dupont.
L'avenir de l'Artois a fait paraître un compte-rendu de la conférence de Matthieu FONTAINE dans ses colonnes du 24 mai. Morinie vous propose aujourd'hui cet article.
11/06/2007 : Conférences
En l'espace de 15 jours, Matthieu, François et Thomas ont animé une conférence à Annezin, Paris et Bondaroy. De la vie paysanne sous l'Ancien Régime, à l'héraldique en passant par la défiscalisation, de multiples sujets sont ainsi traités suivant les spécialisations de chacun.
Dans le cadre de ses études, Jean-Charles fouille le site médiéval de Thérouanne dont les vestiges enfouis s'étalent du XII° au XVI° siècle. Du 04 au 08 juin dernier, une nouvelle campagne a eu lieu sous l'égide de l'Ecole des Chartes. Quelques photos vous sont proposées sur les découvertes réalisées.
L'Indépendant a publié un article concernant les journées eurorégionales des villes fortifiées. La participation de Thomas y est soulignée via la conférence qui a été présentée.
17/07/2007 : Coup de coeur
Jan Hosten a publié en 2006 De tempeliers. Livre remarquable qui en est déjà à sa seconde édition. Il s'agit là d'un succès pleinement mérité au regard de la qualité du travail présenté.
19/07/2007 : Revue de presse
Morinie est présenté dans Nord Généalogie n° 199. Toute l'équipe de Morinie tient à remercier l'ensemble des membres du conseil d'administration du GGRN et du comité de rédaction de Nord Généalogie, et plus particulièrement M. Michel Champagne pour cette démarche.
20/07/2007 : Découverte archéologique
Les recherches sur l'artisanat néandertalien sont en pleine effervescence suite à la découverte d'un véritable atelier d'outils préhistoriques. La presse s'en est très rapidement fait l'écho notamment France3 et La vie amandinoise.
01/08/2007 : Conférence
François anime le 3 septembre une conférence sur la défiscalisation. Une invitation vous présente cette communication.
02/08/2007 : Merci !
Lors de ce jeudi 02 août, la 5 000° visite a été réalisée. Plus que jamais, cela nous encourage à persévérer dans cette voie et à enrichir ce site. Merci de votre engouement et de votre intérêt pour nos travaux, qui sont un encouragement pour nous. C'est là une occasion de vous rappeler que vous pouvez réagir ici.
27/08/2007 : Souscription !
C'est avec grand plaisir que Thomas vous informe de la prochaine parution de son ouvrage sur la famille de Saint-Omer.
Travail initié il y a maintenant 5 ans, de multiples fonds d'archives ont été dépouillés livrant quantité de renseignements sur cette dynastie. Aujourd'hui, vous avez la possibilité d'adhérer à la souscription qui vient d'être lancée.
Morinie est heureux de mettre en ligne le premier tome de la statistique féodale de Justin de PAS. Ouvrage fondamental pour l'étude de cette région, il vient complèter avec bonheur les liens déjà tissés vers les travaux touchant l'Artois et la Flandre.
07/09/2007 : Nouvelle publication !
Semaine faste pour François : après sa communication le 03 septembre (cf. ci-dessus), il signe un article sur le site de Marc TOUATI.
A trois mois de la présentation au public, Morinie est heureux de vous présenter la couverture choisie pour Le sang des Saint-Omer.
20/09/2007 : Nouvelle mise en ligne !
100 ans après le départ de leurs grands-parents Célestin Hermary et Gabrielle Mathilde Tassez pour le Canada, Valérie Chatain-White et Claire Henry sont venues pour la première fois en France passer une dizaine de jours à la rencontre de leurs cousins. Plus de photos très prochainement sur Morinie.
29/09/2007 : Nouvelles mise en ligne et publication !
L'exposition annuelle du Comité Historique de Mazingarbe se tenait ce week-end. A cette occasion sortait le n° 34 de leur bulletin, dans lequel figure une communication de François sur un sceau révolutionnaire de la municipalité. Plus de photos de l'exposition très prochainement sur Morinie.
30/09/2007 : Revue de presse !
Une mise à jour de la revue de presse a été effectuée, avec trois publications concernant tant les travaux de François que de Thomas.
02/10/2007 : Nouvelles publications !
Morinie a le plaisir d'annoncer deux nouvelles publications de Michel CHAMPAGNE dont le second tome des notaires de Fruges co-écrit avec Philippe MAY.
05/10/2007 : Visite touristique !
A l’occasion d’un congrès professionnel de François dans la "capitale de la gastronomie", deux des trois mousquetaires de Morinie se sont retrouvés à Lyon le temps d’un week-end.
L’occasion pour eux de "trabouler" dans le Vieux Lyon, Croix-Rousse et Fourvière, d’alterner saucisson à cuire et cervelle de canut, de visiter les ateliers de soierie, mais également d’aller sur la tombe de Jacques Martin. Plus de photos très prochainement sur Morinie.
13/10/2007 : Exposition historique !
Le foyer rural d’Ecques était le théâtre d’une exposition Ecques au coeur de la guerre aérienne 1939-1944, à l’initiative de Hugues Chevalier, consacrée aux six chutes d’avion dans la commune, la DCA de Mussent et les bombes sur les hameaux de Cauchy, Coubronne et Rons. Plus de photos de l’exposition très prochainement sur Morinie. Plus d'infos ici et là.
18/10/2007 : Nouvelles publications !
Morinie est heureux de vous annoncer la parution prochaine d’un article de François sur les placements éthiques en France ainsi que d’une co-écriture de François et Matthieu sur la descendance Olivares.
02/12/2006 - 20/11/2007 : Editorial
Morinie est né de la passion de trois amis pour leur contrée. En 2006, pour la seconde fois consécutive, la dernière semaine d'août fut l'occasion d'un authentique pélerinage dans les salles d'archives du royaume de Belgique. La moisson fut fructueuse pour faire avancer les dossiers en cours, mais ce fut aussi l'occasion d'une mise au point facilitée par la réunion des protagonistes ... trop rare depuis l'exil volontaire de deux comparses en région parisienne.
L'un des sujets principaux fut alors d'entériner la création d'un site diffusant nos publications et nos centres d'intérêts : chacun de nous étant régulièrement sollicité à ce sujet. De plus, cela permettait de garder la trace des publications de tous à portée de main : en seulement 5 ans, la liste devient longue et il devient de plus en plus difficile de retrouver des éléments plusieurs mois plus tard. Plus qu'un effet de mode : une nécessité !!!!
Entériner est bien le mot puisqu'en fait, il s'agissait essentiellement de définir avec précision la présentation et les rubriques retenues. Le dépôt du nom de domaine ayant été effectué le 14 juillet 2006. Le mois d'août a servi à composer une première maquette présentée à Mons. Un nouveau modèle fut choisi en octobre et mis en oeuvre le 1er novembre.
02/11/2007 : Actualisation
Préalablement aux diverses mises en ligne annoncées, une actualisation de la revue de presse a été réalisée.
15/11/2007 : Prochainement
Suite à ce qui avait été annoncé, l'exposition 2007 du comité historique de Mazingarbe vous est présentée ici. Plusieurs nouvelles annonces vous sont également indiquées sur la page à venir.
20/11/2007 : Editorial
A quelques jours du premier anniversaire de Morinie, une évolution de l'éditorial est mise en place pour célébrer les grandes dates de cette région.
Le 20 novembre 1607, George BASTA meurt à Prague. Bien loin de la Flandre ou de l'Artois ! Cependant, plusieurs liens le rattachent à ces contrées :
* Sa femme, Anne de GAVRE-LIEDEKERKE est issue d'un lignage important en Flandre dont les familles alliées représentent la meilleure noblesse du pays.
* "En récompense de ses mérites exceptionnels et de ses services éminents" l'empereur Rodolphe II lui accorda "in infinitum" les titres de comte d'Hust et du Saint-Empire pour l'ensemble de sa descendance tant masculine que féminine. De plus, ceux-ci ont la permission de brocher les armes anciennes des BASTA d'un écusson aux armes de l'Empire (d'or à l'aigle éployée de sable, accompagné en chef d'une couronne impériale).
De nombreuses familles peuvent s'enorgueuillir d'avoir George BASTA pour aïeul dont madame Bernadette CHIRAC et la Maison de SAINTE-ALDEGONDE (11 fois).
Le 20 novembre 1947, Elizabeth II Windsor, reine de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord épouse Lord Philip MOUNTBATTEN, créé le même jour duc d'Edimbourg.
Les ancêtres moriniens des époux sont nombreux : Créquy, Croÿ, Egmont, van der Gracht, Hallwijn, Hornes, Lalaing, Ligne, Merode, Sainte-Aldegonde, Saint-Omer, ... cette liste n'est bien évidemment pas exhaustive.
24/11/2007 : Mise en ligne
Suite à ce qui avait été annoncé, l'exposition Ecques au coeur de la guerre aérienne 1939-1944 vous est présentée ici.
27/11/2007 : Mise en ligne
Philippe MAY publie un article illustrant la richesse du Haut-Pays : Audincthun-Wandonne, deux villages, une commune. Territoire qu'il connait tout particulièrement pour y avoir de nombreux ancêtres et où il anime le tissu associatif culturel (ARCA).
01/12/2007 : Nouvelles publications !
Sommaire particulièrement riche pour le numéro 96 de Généalogie 62, puisque vous pourrez y retrouver au fil des pages :
- De Saint-Floris au Manitoba, chronique d'un centenaire et d'une cousinade, pp. 268-270, où François revient sur la visite de ses cousines canadiennes en France
- la généalogie sur 10 générations de Daniel Viseur, ancien président de l'AGP, et de Claudine son épouse, pp. 275-289.
- Suspicions et arrestations sous la "Terreur", l'exemple du canton d'Hersin-Coupigny (1792-1795), par Clément Lallain, pp. 290-302.
- et enfin une présentation p. 303 du livre de Thomas, Le sang des Saint-Omer des Croisades à la quenouille, présentation rédigée par son correcteur ... François.
04/12/2007 : Editorial
04 décembre 1642 : Armand-Jean du Plessis, duc de Richelieu, pair de France, cardinal, meurt à Paris. Le 05 décembre 1793, les révolutionnaires l'exhumèrent de son tombeau de la chapelle de la Sorbonne.
Lors de la guerre de Trente Ans, les armées royales envahissent (temporairement) l'Artois en 1640. Richelieu disait des Artésiens qu'ils étaient "tous ennemis jurés des Français et plus espagnols que les Castillans". C'est également lors de ce conflit que les tercios (carrés d'infanterie espagnols) perdirent leur réputation d'invincibilité lors de la bataille de Rocroi (1643).
12/12/2007 : Nouvelle publication !
Il y a exactement 390 ans, une cérémonie funèbre se déroula dans l'église de Morbecque, scellant dans le marbre la fin des Saint-Omer. Quasi-oublié jusqu'au XIX° siècle, ce lignage vient de faire l'objet d'une étude la plus exhaustive possible : Le sang des Saint-Omer.
Thomas a animé le samedi 15 décembre à 16 heures en la salle patrimoniale de la bibliothèque de l'agglomération de Saint-Omer une présentation de cet ouvrage.
21/12/2007 : Un an déjà !...
Qu'il eût été facile de multiplier à loisir les chiffres ! N'en gardons qu'un : près de 100 pages sont consultées par jour.
Outre les bi(bli)ographies et revues de presse de François, Thomas et Matthieu, de multiples pages relatent désormais divers épisodes de l'histoire de la Morinie. A l'image de Philippe MAY restaurant avec patience les chapelles du Haut-Pays, nous souhaitons poursuivre nos efforts pour tirer de l'oubli, qui un village, qui un lignage ou autre manuscrit.
L'heure, bien loin d'être aux bilans, est donc à la poursuite des recherches en cours.
30/12/2007 : Nouvelle mise en ligne !
Le 19 juin dernier, Matthieu animait une conférence sur "les médecins et chirurgiens dans les campagnes au 18e siècle". Un aperçu photographique est désormais disponible ici.
14/01/2008 : Nouvelle publication !
Philippe May et Michel Champagne publient le tome 2 de la statistique féodale du Haut-Pays. Publié au GGRN, cet ouvrage concerne les villages d'Audincthun, Dennebroeucq et Wandonne.
14/02/2008 : Nouvelles mises en ligne !
Mois de janvier particulièrement chargé pour François sur le plan professionnel. Omniprésent dans Financial Events du Centre des Professions Financières pour sa participation au Congrès Patrimonia et sa récente promotion, il donne une conférence sur l’investissement socialement responsable chez Alten le 14, et enchaîne, actualité de la Société Générale oblige, sur une interview le 29 pour eFinancialCareers (reprise par la suite par La Tribune).
02/03/2008 : Nouvelle mise en ligne !
Une exposition fut réalisée le 15 décembre dernier lors de la publication du Sang des Saint-Omer. Elle eut lieu dans la bibliothèque de l'agglomération de Saint-Omer où les premiers mots de cet ouvrage fut écrit.
11/03/2007 : Editorial
Le 11 mars 1565, Pie IV - de son vrai nom Giovanni Angelo Medici di Marignano ou Jean-Ange de Médicis (portrait ci-dessus) - élève Antoine de Créquy à la pourpre cardinalice. Celui-ci est alors héritier de la Maison de Créquy qui tombe en quenouille à sa mort en 1574.
Le nom de Créquy est relevé par son neveu Antoine de Blanchefort. Avec la principauté de Poix, les titres de maréchal et duc et pair de France, ce nouveau rameau parvient aux plus hautes charges et dignités conférées par la Couronne.
11/03/2008 : Nouvelle publication !
Philippe Seydoux publie un nouvel ouvrage concernant les Châteaux et manoirs du Pas-de-Calais. Ce nouveau livre enrichit la bibliographie de ce spécialiste reconnu des résidences châtelaines.
11/03/2008 : Editorial
Il y a 30 ans, le 11 mars 1978, disparaissait Claude François. A ce jour, une seule rue a été baptisée "Claude François" et se situe ... à Vitry-en-Artois depuis les années 80. Heureux hasard ? Pas si sûr, quand on sait que Fabien Lecoeuvre, son biographe officiel, est originaire de Vitry.
Ce chef-lieu de canton de l’arrondissement d’Arras, à la limite du Nord, était jusqu’alors surtout connu pour avoir vu mourir en 575 Sigebert 1er, roi d’Austrasie, assassiné par deux hommes originaires de Thérouanne, sur ordre de Frédégonde (sa belle-soeur), épouse de Chilpéric 1er, roi de Neustrie.
Non loin de là, nous vous recommandons également un site très particulier, celui des bonnettes de Sailly-en-Ostrevent, où François a récemment été témoin du mariage d’un de ses amis.
20/03/2008 : Nouvelle publication !
Philippe May publie un article touchant à l'église de Lumbres. Cette question fut mise à l'honneur sur TF1 le 18 mars à 13 h. Ce reportage fait suite à une visite de l'équipe journalistique, composée notamment de Jean-Pierre Pernault, le 22 février dernier à Lumbres et Arras.
06/04/2008 : Exposition prochaine !
Jean-Charles Bédague animera le 26 avril prochain une conférence relative à l'histoire de l'écriture. Cette communication clôture une exposition présentant de nombreux exemples paléographiques audomarois.
02-03/05/2008 : Editorial
A la fin du mois d’avril 1808, à Bayonne, l’Empereur Napoléon dicte sa volonté à l’Espagne, en présence de toute la famille royale autour de Charles IV. Toute ? Manque à l’appel l’infant François de Paule, treize ans, qui doit quitter Madrid le 2 mai. Pour empêcher le départ de celui qui devient aux yeux des espagnols le seul membre libre de la famille, la foule manifeste. Joachim Murat fait donner la troupe, déclenchant une émeute qui tourne à l’insurrection, marquant le début du soulèvement national espagnol. Pour l’anecdote, c’est en ... 1989 (sic) que le conseil municipal du village de Móstoles mettra fin officiellement à l’état de guerre avec la France.
Six ans plus tard, Francisco José de Goya y Lucientes peint d’après témoignages le célèbre « Dos de Mayo » ou « La charge des Mameluks », rendant ainsi hommage aux combattants espagnols.
Le 3 mai 1808, lendemain de l’insurrection, les prisonniers sont exécutés. C’est également en 1814 que Goya peint ce qui est son tableau le plus célèbre, le « Tres de Mayo » ou « Les fusillades du Trois Mai »
Ces deux tableaux furent gravement endommagés en 1937 lors d'un transport en camion. En 2000, la décision fut prise de les restaurer. C'est désormais chose faite : les Dos et Tres de Mayo sont exposés au Prado du 15 avril au 13 juillet dans le cadre de l'exposition Goya et les années de guerre.
Le rapport avec nos contrées septentrionales ? C’est par une suite indirecte de ces évènements que des Rodriguez et autres Olivarès pour ne citer que deux patronymes, sont arrivés dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Beaucoup sont morts, certains ont fait souche, et leur souvenir est perpétué par leurs descendants. De manière réciproque - à l'instar de Hugues Quentin Fontaine, né à St-Quentin-lès-Aire le 18 février 1790, mort des suites de blessures le 19 novembre 1812 à Vitoria, fusillier au 26e de ligne, 5e bataillon, 4e compagnie - des milliers de jeunes soldats originaires du Nord et du Pas-de-Calais ont pris part à ce qui sera appelé Guerre d'Indépendance d'un côté, Guerre d'Espagne de l'autre.
04/05/2008 : Reportage photographique !
Matthieu s'est rendu à Inghem lors de la descente de la cloche de l'église. Celle-ci, restaurée, va bientôt rejoindre son clocher.
En mars, Philippe May avait publié sur Morinie un article touchant à l'église de Lumbres, faisant suite à un reportage du JT de 13h de TF1. Cet article a été repris en avril par Benoît de Sagazan, rédacteur en chef adjoint de Pèlerin et membre du jury du concours "un patrimoine pour demain", dans son Patrimoine en blog.
L'église de Lumbres illustre en effet très bien un article relatif aux églises du XIXe siècle, paru il y a quelques temps dans Pèlerin.
28/05/2008 : Revue de presse
Mazingarbe, "charmante bourgade de l'Artois située entre Béthune et Lens", comme aime à la décrire Gérard Delporte, responsable de l'antenne AGP du lieu, a vécu un événement peu ordinaire il y a deux semaines. A l'invitation du même Gérard Delporte, la comtesse Catherine Cauvet de Blanchonval et du Limon, résidant dans l'Orléanais, est venue visiter le comité historique de Mazingarbe et plus particulièrement l'hôtel de ville, plus connu sous le nom de château Mercier.
En effet, la comtesse n'est autre que l'arrière-arrière-petite-fille de Louis Mercier, le directeur de la compagnie des mines de Béthune, qui a fait construire la demeure vers 1895. L'Avenir de l'Artois et La Voix du Nord ont bien sûr couvert cette rencontre.
La comtesse sera de nouveau à Mazingarbe à l'occasion du 1er forum d'histoire locale et de généalogie, organisé conjointement par l'AGP et le comité historique de Mazingarbe.
31/05/2008 : Nouvelle parution !
L'histoire peut être affaire de famille. Comme on le voit dans le dernier numéro de Généalogie 62, les Porion ou les Lamiot sont de véritables dynasties industrielles. Cette parution fut également l'occasion d'une collaboration de Guy CARON et de son fils François pour mettre à l'honneur la destinée du site manufacturier situé à Wardrecques.
20/06/2008 : Editorial
Le 20 juin 1553 la cité de Thérouanne est investie par les armées de Charles-Quint. De nombreux poètes impériaux et français furent marqués par la destruction de la ville :
"L'an quinze cent avec chinquante trois
Si tu me crois en juin le jour vingt,
Fut Thérouanne par rigoureux destrois
En girefs des Rois mis en estas infime"
"Dites adieu l'oreiller du Roi,
Adieu Thérouanne la jolie,
Comment as-tu perdu ton nom."
Charles-Quint anéantit la ville jusqu'aux fondations et interdit toute nouvelle occupation en y répandant symboliquement du sel. Depuis un siècle, la ville se reconstruit progressivement à côté du site archéologique, laissant la place tant au développement d'un bassin économique qu'à l'étude scientifique d'un territoire historique.
20/06/2008 : Nouvelles parutions !
Afin de commémorer l'anniversaire de la prise de Thérouanne, les animateurs de morinie se sont fait rédacteurs de l'Oreiller du Roy rassemblant ainsi au sein d'une nouvelle publication leurs contributions à l'histoire de l'Artois et de la Flandre.
Vous avez la possibilité de livrer vos remarques auprès d'une boîte aux lettres électronique plus conviviale ou de laisser libre cours à votre pensée dans le Livre d'or.
03/07/2008 : Editorial
Le 03 Juillet 1648 Samuel de Champlain fonde la ville de Québec. On ne saurait résumer l'histoire de cette belle province au seul discours gaullien, de nombreux liens culturels et familiaux se multiplient entre "cousins". Pour François Fillon, premier ministre français : "Il existe en chaque Québécois une émotion française, il y a en chaque Français un rêve québécois" que réalisent 100 000 français en résidant outre-atlantique.
Les cérémonies qui se déroulent actuellement soulignent ces liens : "le Québec, c'est le souvenir et l'avenir" suivant le mot de la députée Nicole Ameline. De nombreux Artésiens ont fait le voyage pour s'installer dans les "quelques arpents de neige" de Québec.
07/07/2008 : Classement au patrimoine mondial de l'UNESCO !
Le réseau des villes Vauban vient d'être classé au patrimoine mondial de l'UNESCO comme le confirme France Info et l'AFP. Douze sites sont mis à l'honneur dont la citadelle d'Arras (ci-dessous). C'est là le résultat d'efforts continus qui sont aujourd'hui consacrés par une récompense de portée internationale.
25/07/2008 : Enigme historique
Un coeur a été retrouvé à Douai il y a près d'un an. Aujourd'hui, les analyses réalisées posent plus de questions qu'elles ne donnent de réponses. Le 24 mai dernier, la Voix du Nord revient sur ce curieux témoignage du XVI° siècle.
28/07/2008 : Nouvelles réserves naturelles
La beauté des paysages audomarois est mise en avant avec la création, par décrets publiés au Journal Officiel le 7 mars 2008, de deux nouvelles réserves naturelles nationales, à savoir d'une part les étangs du Romelaëre, et de l'autre la grotte et les pelouses d'Acquin-Westbécourt et les coteaux de Wavrans-sur-l'Aa.
Au-delà de la richesse écologique exceptionnelle de ces deux sites, tant sur le plan de la faune que sur celui de la flore, il faut y voir la reconnaissance d'un autre visage de notre région, une nouvelle fois mise à l'honneur dans sa diversité.
03/08/2008 : Nouveau coup de coeur
Michel CHAMPAGNE vient de publier au GGRN un ouvrage intitulé : les BEAURAIN de Montreuil. Cet ouvrage fait suite à ses nombreuses publications dont la qualité n'est plus à démontrer.
Par ailleurs, le CNRS vient de faire une découverte majeure derrière les Bouddhas détruits de Bamiyan : la Flandre n'est plus l'inventrice de la peinture à l'huile au début du XV° siècle. Cette technique, découverte au haut Moyen-Age dans l'actuel Afghanistan puis oubliée, a fait l'objet d'une nouvelle mise au point par le peintre flamand Jan van Eyck.
05/08/2008 : Editorial
En ce 05 Août 2008 la statue de Notre-Dame-du-Saint-Cordon vient de débuter son périple vers Lourdes où se rendra bientôt le pape Benoît XVI pour commémorer les 150 ans des apparitions de la Vierge à Bernadette SOUBIROUX. Double anniversaire donc puisque Valenciennes célèbre le millénaire du miracle du Saint-Cordon. En effet, depuis 1000 ans, chaque 2° dimanche de septembre les Valenciennois effectuent le tour de la ville remerciant la Vierge d'avoir épargné leur ville de la peste.
Mois riche en commémorations : voici désormais un siècle que Georges PONTIER, né à Lumbres, a découvert le Mammouth de la Garenne (du nom d'un lieu-dit de la banlieue de Saint-Omer). Si les restes préhistoriques faisaient déjà les belles pages des publications de la Société Académique des Antiquaires de la Morinie, l'animal retrouvé ici se caractérise par la qualité de sa conservation : le squelette est quasi-intact mettant en lumière les richesses insoupçonnées des vallées de l'Aa et du Haut-Pays.
10/08/2008 : Colloque international
Les 12 et 13 septembre prochain, à l'invitation de Jan HOSTEN, Thomas DELVAUX animera une communication à Ypres sur le thème Frères croisés et croisés frères. Ce colloque international rassemble des intervenants belges, néerlandais, anglais et français issus notamment du domaine universitaire.
12/08/2008 : Terre de Lumière sur France 2
La traditionnelle "saga de l’été" vient de débuter sur France 2. L’occasion de retrouver sur le petit écran Jean-Yves Bertheloot, né à Saint-Omer le 27 août 1957, popularisé au grand écran pour son rôle de Rémi dans Da Vinci Code.
13/08/2008 : Capital sur M6
Dans son numéro "Les nouvelles destinations de rêve" des 10 et 13 août, l’émission économique de M6 consacrait un reportage au Monténégro, où François s’est rendu en mai dernier. L’occasion de découvrir notamment la ville médiévale de Kotor, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est non loin des bouches de Kotor que se trouve le petit village de pêcheurs baptisé Morinj.
16/08/2008 : Jeux olympiques
Morinie, comme le reste de la planète, vit à l’heure de Pékin en ce mois d’août. C’est tout particulièrement le cas pour 8 sportifs du Pas-de-Calais.
Une mention toute particulière pour Antoine Pérel, qui défendra les couleurs de la France en athlétisme lors des jeux paralympiques de septembre.
Originaire d’Haverskerque, où François à de nombreux ancêtres, résidant à Saint-Omer, Antoine a été sacré champion du monde en 2006.
17/08/2008 : Editorial
Dernière des batailles de la guerre de trente ans, la bataille de Lens marque la réussite de la contre-offensive française.
Il y a 360 ans, le 17 août 1648, la ville était tombée aux mains de l’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg. Le 20, le prince de Condé contre-attaque. Sauf que contrairement au nom sous lequel la postérité se souvient de cette bataille, celle-ci n’eut pas lieu à Lens, mais dans la plaine à l’ouest de la ville, sur les territoires notamment de Loos, Vermelles, Grenay, Liévin et Mazingarbe.
En infériorité numérique (16 000 hommes contre 20 000), Condé galvanise les troupes :
"Amis, vous souvenez-vous de Rocroi, de Fribourg, de Nordlingen. Il nous faut vaincre ou mourir. Vous marcherez sur une seule ligne. Vous conserverez quoi qu’il en coûte votre ordre de bataille. Vous essuierez sans tirer le premier feu de l’ennemi. Ensuite seulement vous pourrez tirer." Blessé lors de la bataille, Jean de Beck meurt le 22.
Pendant longtemps, l’arbre de Condé a commémoré cette victoire.
29/08/2008 : Prochaine conférence
Matthieu animera le 13 septembre prochain une conférence "à propos du Traité de Nimègue". Cette fin du XVII° siècle est essentielle à la compréhension de l'histoire de l'Artois. Après de multiples retournements et péripéties, cette province est désormais définitivement française.
Cette trilogie s'inscrit dans l'étude des soldats oubliés de Napoléon selon le mot de Denis Smith. Loin de leurs terres natales, leur descendance est le signe tangible de leur intégration parfaite renouant avec une tradition initiée plusieurs siècles plus tôt lors des Pays-Bas espagnols.
13/09/2008 : Conférences en relai
Si pour le sportif yprois, un marathon était prévu ce dimanche 14 septembre, l'amateur d'histoire de Morinie savait que le sien débutait l'avant-veille. Après un aller-retour en express à Vizille (Isère) le vendredi pour écouter Matthieu disserter sur une jeunesse en émigration : parcours et formation d’une noble artésienne, Julie de Gantès, il fallait le samedi se faire fi des distances, entre la communication de Thomas à midi à Ypres (Ieper) et celle de Matthieu à 18 h à Saint-Omer, nécessitant de quitter les collines artésiennes pour le plat pays flamand au pas de charge. Les plus téméraires auront même pu se détourner en passant la matinée à Hénin-Beaumont où se déroulait le conseil d'administration de l'AGP. François n'est pas en reste puisque, pensant ne faire qu'accompagner Thomas, il se retrouve mandaté pour un nouvel article.
29/09/2008 : Nouveau coup de coeur !
Michel CHAMPAGNE publie au GGRN un nouvel ouvrage sur les BLAUWART. Ce travail fait la synthèse sur cette famille tout en étant solidement documenté par des dépouillements d'archives. En annexe, les documents les plus pertinents sont transcrits pour une meilleure compréhension de l'histoire de cette dynastie.
10/10/2008 : Nouvelle nomination !
Depuis quelques semaines, Emmanuel de Merode dirige le parc de Virunga (Congo). Proche des grands lacs d'Afrique, cette zone est caractérisée par une très grande diversité écologique aujourd'hui menacée et inscrite sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'UNESCO depuis 1994. Ce cadet de l'une des plus prestigieuses familles belges (un de ses membres a refusé le trône au XIX° siècle) met ainsi sa vie en danger pour protéger un des derniers sanctuaires des Gorilles dans la brume. 20 ans, presque jour pour jour, après la sortie du film consacré à la mémoire de Diane Fossey, c'est là un réel défi que souhaite relever Emmanuel de Merode.
04/11/2008 : Editorial
Le nouveau président des Etats-Unis originaire de l'Audomarois.
Vision sans doute incongrue à l'heure où l'Amérique élit son 44e président en remplacement de George Walker Bush.
Pourtant, Barack Obama, tout comme son adversaire John McCain, descend de nombreuses dynasties artésiennes et flamandes. En effet, par la famille de Fiennes ou les Dammartin, le sénateur démocrate a de nombreux cousins dans la France du nord.
11/11/2008 : Editorial
Ce 11 novembre est le premier où, en France, aucun poilu n'est présent pour commémorer la "der des ders". Avec la mort de Lazare Ponticelli le 12 mars dernier, la France a perdu son dernier vétéran de la 1e guerre mondiale.
La flamme du souvenir se maintient pourtant dans l'histoire de ceux que nous ne souhaitons pas oublier. Henry Allingham, Londonien et doyen des Européens, est venu à plusieurs reprises à Saint-Omer dont il est d'ailleurs citoyen d'honneur de la ville depuis le 11.11.2006.
A Auchel, dans la ville natale de Matthieu, on se souvient encore de l'enfant du pays, Maurice Hacot, télégraphiste à la tour Eiffel qui entendit le 05 novembre 1918 : "Allô Eiffel... Allô Eiffel... Vous entendez ? Allô Eiffel... Allô Eiffel... Ici le quartier général de Spa... Nous désirons entrer en relation avec vous en vue de pourparlers sur un éventuel armistice."
La paix était toute proche. De Saint-Floris (dont était originaire Célestin
Hermary) à la Somme, de Saint-Venant à la Marne, d'Ypres à Verdun, la fin de la guerre résonna six jours plus tard.
Ce jour est également marqué par la parution de L'Armée française dans la Première Guerre mondiale, ouvrage synthétisant l'"histoire des Poilus à travers leurs uniformes et équipements" et écrit par le colonel Stéphane Dekerle, commandant le groupement de gendarmerie du Nord à Villeneuve-d'Ascq.
13/11/2008 : Nouvelle mise en ligne !
L'histoire monétaire des comtes de Flandre de 1482 à 1556 de Louis Deschamps de Pas est désormais en ligne sur Morinie. Vous pouvez consulter de nombreux documents similaires sur la page suivante.
17/11/2008 : Europeana mis en orbite
Madame Viviane Reding, commmissaire européen en charge de la société de l'information et des médias, a annoncé le lancement officiel de la bibliothèque numérique européenne Europeana lors du Forum d'Avignon sur la culture et l'économie.
A partir du 20 novembre, plus de deux millions d'objets culturels numérisés seront accessibles gratuitement pour les internautes qui iront sur le portail europeana, a-t-elle précisé. Le service sera disponible en 21 langues : "L'objectif est d'atteindre voire de dépasser 10 millions d'objets culturels d'ici 2010".
La France, pionnière dans ce projet initié par la BNF, est actuellement la principale contributrice avec 52 % des oeuvres mises à disposition. Pour le moment seul 1 % du contenu des bibliothèques nationales en Europe est numérisé. Ce chiffre devrait passer à 4 % d'ici 2012.
Selon Viviane Reding : "C'est le début d'une fabuleuse aventure. [...] Europeana offrira un visage à la culture européenne sur internet". Elle permettra par exemple d'avoir accès à des ouvrages de la littérature française (manuscrits de Zola, Balzac), à la reproduction numérique d'un autoportrait de Rembrandt authentifiée par le Rjiksmuseum à Amsterdam, à des cartes détenues par la bibliothèque slovène ou encore à des partitions musicales hongroises.
18/11/2008 : Nouvelle mise en ligne !
Les annexes de l'histoire monétaire des comtes de Flandre de 1482 à 1556 de Louis Deschamps de Pas sont consultables sur Morinie. Vous pouvez étudier de nombreux travaux touchant à l'histoire de l'Artois et de la Flandre sur la page suivante.
23/11/2008 : La bataille de Wolder
Le 25 juin 1673, un maréchal de camp monte à l'assaut de Maastricht à la tête de ses hommes. La ville est alors assiégée par Louis XIV en personne. Le risque est (trop) grand et l'ardeur au combat ne suffit pas à les protéger des mousquets. Charles de Batz s'effondre, une balle dans la gorge. Le souverain fait lui-même son oraison dans une lettre écrite à la reine le même jour : "J'ai perdu d'Artagnan en qui j'avais la plus totale confiance et qui était bon à tous".
Aujourd'hui, Odile Bordaz dans son livre Sur les chemins de d'Artagnan et des mousquetaires affirme avoir retrouvé la sépulture du mousquetaire qu'elle localise dans l'église de Wolder, toute proche de Maastricht. Les mousquetaires y étant cantonnés pour la durée du siège, il est donc probable que l'inhumation y ait eu lieu. L'église Saint-Pierre-et-Paul de Wolder a été reconstruite au XIX° siècle transformant largement les lieux. Odile Bordaz poursuit ses travaux pour confirmer ses recherches en archives par des preuves archéologiques.
Sujet complexe puisqu'une autre légende indique que d'Artagnan a été inhumé dans la chapelle d'Olhain (actuellement dans la cour du château). Là aussi les lieux ont été transformé rendant le travail de l'historien aussi difficile que passionnant ...
26/11/2008 : A l'assaut du château de Berkeley
Dans son émission du 26 novembre, Louis Laforge nous présente le château de Berkeley. Unique château britannique possédé par une même famille depuis 900 ans, ce fief intéresse les Morins à plus d'un titre en nous remémorant la guerre de 100 ans. Ainsi, le 25 janvier 1308, Edouard II épousa à Boulogne-sur-Mer, Isabelle, fille de Philippe IV le Bel. Cette alliance, scellée au coeur du Boulonnais, est ensuite l'un des principaux arguments de revendication de la couronne française. Edouard II, écarté du trône par la Louve de France, est enfermé au château de Berkeley avant d'y être exécuté. Cet épisode est longuement retracé par Maurice Druon dans le célèbre roman Les rois maudits.
De plus, ce domaine a servi de cadre lors du tournage de Braveheart dont l'intrigue nous emmène aux confins de l'Ecosse sous le regard de William Wallace. Une histoire qui nous est plus proche qu'il n'y paraît : en effet, depuis les XII°/XIII° siècles, l'Auld Alliance est scellée entre la France et l'Ecosse, et renouvellée à de nombreuses reprises notamment lors du mariage de François II, roi de France et Mary Stuart, reine d'Ecosse et prétendante au trône d'Angleterre contre sa cousine Elizabeth 1e. Elle fut réaffirmée lors de la 2e guerre mondiale par le général de Gaulle.
02/12/2008 : Nouvelles publications
Michel CHAMPAGNE multiplie actuellement les publications : la statistique féodale du Haut-Pays depuis quelques jours à laquelle s'ajoute désormais la généalogie des WIDANIEL parue dans la revue généalogie 62 n° 100. La qualité de ces travaux n'est plus à démontrer : chaque mention est issue d'archives souvent inédites.
19/12/2008 : Editorial
Avec la démission ce 19 décembre du gouvernement d'Yves Leterme en Belgique, ce second anniversaire de "Bye Bye Belgium", le "JT fiction" de la RTBF annonçant l’indépendance de la Flandre, résonne comme une résurgence de la crise qui secoue nos voisins depuis plusieurs années.
Hasard du calendrier, à l’heure où Madrid capitulait face aux armées napoléoniennes il y a 200 ans, nous apprenons également le décès de "Gorge Profonde", le célèbre indicateur du scandale du Watergate.
Entre les questions identitaires de la Flandre, le conflit franco-espagnol sous l’Empire et le contre-espionnage contemporain, un dénominateur commun : les sujets d’intérêt des acteurs de Morinie, et le nouvel opus de l'Oreiller du Roy.
11/01/2009 : Editorial
A l’heure où la télévision s’apprête à diffuser une mini-série sur l’abolition de la peine de mort, l’actualité régionale commémore la dernière exécution capitale publique en France : celle de la bande à Pollet le 11 janvier 1909 à Béthune par Anatole Deibler, à la suite d’un procès aux Assises de Saint-Omer. Au moment où les têtes d’Abel et Auguste Pollet, Théophile Deroo et Canut Vromant tombent dans le panier de son, c’est le procès de Jules Millon, le petit monstre, qui débute dans l’Audomarois, mais également les prémices de la censure cinématographique et des brigades du Tigre, comme l’explique François dans un article à paraître dans le prochain numéro de Généalogie 62.
Mais cette période de janvier est également le théâtre d'autres évênements majeurs vécus par notre région. Le 12 janvier 1519 disparaît Maximilien d’Autriche, ouvrant une succession qui allait conduire Charles Quint sur le trône quelques mois plus tard.
Enfin, le 15 janvier marque le 450ème anniversaire du couronnement d'Elisabeth 1ère, désormais reine d’Angleterre, et dont les conséquences en Artois marquèrent les Temps modernes. L'abandon de l'alliance espagnole fait bientôt de la Manche un enjeu stratégique majeur pour la domination des mers. La perte d'influence sur le continent (Le duc de Guise occupant Calais) masque la puissance de cette jeune souveraine, qui dans le prolongement de son couronnement, et malgré les menaces, rétablit l'Acte de Suprématie. Elisabeth impose la religion protestante alors que la Flandre, et même plus généralement l'Europe, se déchire.
17/01/2009 : Prochain congrès
Le programme du 20e congrès national de généalogie qui se déroulera du 22 au 24 mai prochain est désormais disponible. Il est à noter la participation de Matthieu sur le sujet : Les archives familiales en Belgique comme source pour l'histoire de l'Artois et des Artésiens. Question d'autant plus prégnante que de multiples fonds touchant la Morinie sont dispersés entre la France et la Belgique.
14/02/2009 : Nouvelle association
Une nouvelle association a vu le jour pour préserver la chapelle du Saint-Esprit dans le village de Créquy. Construite au XII° ou XIII° siècle, elle commémore les péripéties vécues par Raoul de Créquy. Détruite en 1830, rebâtie un siècle et demi plus tard, elle ne doit sa préservation pendant de longue année qu'au soin que lui apporte Camille Dupond. Son avenir est désormais assuré par une association appelée La Chapelle du Saint-Esprit. Chaque année, un pélerinage a lieu le lundi de Pentecôte.
17/02/2009 : Nouvelle parution
En 2007 disparaissait François Godart, que François a longuement côtoyé dans les années 90 à l'antenne AGP d'Aire-sur-la-Lys.
Outre sa généalogie, M. Godart amassait depuis de longues années de précieuses notes sur son village de Blessy, non loin du fief de Matthieu. La maladie et le décès de son auteur avaient privé le public de la lecture de ce trésor. C'est finalement chose réparée, puisque sa veuve a réuni ces documents dans une publication en hommage à son mari : Notes historiques sur la commune de Blessy.
22/02/2009 : Nouvelle mise en ligne !
L'histoire monétaire des comtes de Flandre de 1482 à 1556 de Louis Deschamps de Pas sont consultables sur Morinie. Vous pouvez étudier de nombreux travaux touchant à l'histoire de l'Artois et de la Flandre sur la page suivante.
06/03/2009 : Editorial
Le 06 mars dernier, un incendie particulièrement violent à détruit le château d'Ebblinghem. Monument du XVIII° siècle, le château du Creusaert a été construit entre 1770 et 1780 par Albert de Stappens, grand maître des bois et de wateringues de la Flandre Maritime et appartient ensuite à la famille van Pradelles de Palmaert connue au 15° siècle. Depuis la disparition de son dernier occupant, Yves van Pradelles de Palmaert en 2002, la question de l'avenir de cette bâtisse se posait. Parmi les projets, celui de Bernard Westeel, maire du village n'a pu obtenir l'aide de la communauté de communes pour racheter et entretenir le château comme il l'indique dans une interview sur France3. Les destructions particulièrement importantes que l'on peut désormais y constater mettent en péril l'avenir déjà bien sombre de ce patrimoine non protégé.
20/03/2009 : Préservation du patrimoine
Il y a exactement un an, Morinie se faisait l'écho de la venue des équipes de TF1 à Lumbres, à propos du projet de destruction de l'église Saint-Sulpice. A cette occasion, Philippe May proposait un article touchant à l'édifice.
La nouvelle est tombée ce lundi 16 mars : le diocèse renonce à détruire l'église. L'association de sauvegarde du patrimoine, emmenée par Francis Dellerie, envisage une souscription pour contribuer à sa restauration.
14/04/2009 : Nouvelle parution
Il y a un siècle, les manchettes n'évoquaient que la destinée de quatre comparses : "la bande à Pollet". Au travers d'un article largement documenté publié dans le numéro 101 de Généalogie 62, François restitue l'ambiance trouble du Béthunois lors du procès qui suivit leur capture.
18/04/2009 : Editorial
Il y a cent ans, le 18 avril 1909 naissait à Wittes Marcel, enfant naturel de Blandine Caron. Le père biologique avait proposé le mariage à la demoiselle de 34 ans, qui l’avait refusé !
Marcel Caron était issu d’un long lignage morin, trouvant ses origines dans le Haut-Pays au milieu du 17ème siècle : Marc Caron, tige de cette lignée, laboureur, avait épousé Antoinette Cadart en 1646 à Ligny-les-Aire. De ce couple, des branches font souche à Ligny, Coyecques, Nédonchel, Westrehem (dont Jacques Joseph Caron, maire de la commune de 1800 à 1819), Auchy-au-Bois, Crecques, Blendecques et Bomy notamment.
Un des petits-fils de Marc, Antoine, se marie à Eps et vient se fixer à Roquetoire. Pendant 70 ans, la famille Caron y possède la ferme dite « de la vallée », non loin du château de la Morande récemment construit. Cette ferme est toujours visible aujourd’hui, dans l’enclave roquestorienne de Racquinghem.
Jacques Alexandre, arrière-petit-fils d’Antoine, se fixe au Cornet, hameau situé au milieu de la plaine entre Wittes et Blaringhem, où il a épousé une fille du lieu. De là naîtra une abondante descendance, dont Blandine, arrière-petite-fille de Jacques Alexandre.
Marcel Caron épouse en 1933 Andréa Leroy, native d’Ecques, fille d’Amédée et de Marie Bienaimé. De leur union naissent 3 enfants et 9 petits-enfants (dont François). Anecdote de la lignée agnatique de François : son arrière-grand-mère Blandine a eu son grand-père à 34 ans, sa grand-mère Andréa a eu son père à 34 ans et sa mère a eu François à 34 ans !
Le couple Caron-Leroy vit à Wittes jusqu’au décès de Blandine en 1951, puis à Béthune et enfin au hameau de Rond, à Ecques, où Marcel décède la veille de l’Assomption 1976. Il est inhumé au cimetière d’Ecques avec son épouse. Leur caveau jouxte ceux des familles Leroy-Bienaimé et Bienaimé-Dubois, parents et grands-parents d’Andréa.
Pour plus de précisions sur ce lignage : un formulaire est à votre disposition.
25/04/2009 : rencontrer un membre de Morinie
Ce samedi 25 avril est l'occasion pour ceux qui le souhaiteraient de rencontrer François à l'occasion de l'assemblée générale de l'AGP à la Charité à Béthune (rue de la Délivrance) puis lors du repas au Vieux Beffroi.
Présent en tant qu'administrateur de l'AGP, François sera heureux de répondre à vos sollicitations généalogiques ou relatives à l'histoire locale.
15/05/2009 : Nouvelle conférence
Michel PARENTY anime une conférence Salle Cassar 18 place de la Résistance à la bibliothèque municipale de Boulogne-sur-Mer à 18 h 30. Michel développera une Histoire inédite de quelques demeures de la campagne boulonnaise, La Croix à Wimille, Beauregard à Saint-Martin-Boulogne (Ostrohove), Berguette à Wacquinghen.
23/05/2009 : Nouvelle conférence
Jean-Charles BEDAGUE anime une conférence à la bibliothèque de l'agglomération de Saint-Omer. Jean-Charles développera une étude portant sur le Liber floridus : enquête archéologique sur les manuscrits de Saint-Omer. Tirant profit de l'extraordinaire richesse du fonds de la bibliothèque de Saint-Omer, cette conférence envisagera le manuscrit comme un objet matériel. A la manière d'une enquête archéologique et à partir d'exemples issus notamment des abbayes de Saint-Bertin ou de Clairmarais, elle s'attachera à décrire les étapes de la fabrication des manuscrits, depuis la réalisation des feuillets du parchemin jusqu'à la reliure, et leur évolution dans le temps, du début du Moyen Âge au XVIIIe siècle. Elle sera aussi l'occasion de s'attarder sur un manuscrit prestigieux, le Liber floridus du chanoine Lambert de Saint-Omer, une des rares encyclopédies enluminées du Moyen Âge conservées dans sa version autographe.
22 au 24/05/2009 : Congrès de généalogie
Matthieu animera une conférence le 23 mai prochain sur le thème : Les archives familiales en Belgique comme source pour l'histoire de l'Artois et des Artésiens. Comme souvent, les généalogistes sont largement confrontés à des problèmes frontaliers. Ainsi, une parfaite connaissance des fonds de part et d'autre est indispensable pour appréhender au mieux les recherches à entreprendre.
03/06/2009 : Avenir du patrimoine cultu(r)el
Depuis plusieurs siècles, Aldegonde est une figure marquante des saints fondateurs de notre culture septentrionale. Très présente en Belgique, son culte est plus discret en France, où il risque bien de disparaître comme la Voix du Nord s'en ai fait l'écho récemment.
09/06/2009 : Nouvelle parution
Premier opus de François en tant que directeur de publication, le n°102 de Généalogie 62, dont la une commémore le centenaire de la traversée de la Manche par Louis Blériot, fait une part belle à l’Artois et à ses érudits.
Outre l’assemblée générale de l’association à Béthune et un article consacré aux médecins et chirurgiens, on y retrouve en effet le premier opus d’une série d’articles de Michel Champagne consacrée aux dispenses de consanguinité de Boulogne, où l’on rencontre des familles bien connues telles que les Lencquesaing, Harchies, Zuytpeene, Canteleu, mais également la première partie de la transcription du manuscrit d’Alexis Lavoine par notre ami Didier Bouquet, où l’on croise tour à tour le château de Cohem, des Créquy, Dion, Bournonville, Croy, Quarré, et autres familles notables de nos contrées.
20/06/2009 : Editorial
Tels des cours d’eaux, les branches des arbres généalogiques prennent parfois leur source dans d’obscures contrées, nous entraînent dans de nombreux méandres avant de rejoindre des canaux artificiels faussement creusés par l’homme et de déboucher ainsi dans des torrents d’ancêtres ou de descendants prestigieux.
On verrait ainsi la créquoise traverser Bournonville et Saint-Omer, rejoindre le canal de Guines pour déboucher dans l’océan Atlantique à Boulogne et venir ainsi arroser l’estuaire du Saint-Laurent.
En cette période estivale, Morinie vous invite à prendre l’ombre de ces arbres, à vous rafraîchir au bord de ces cours d’eau et à vous reposer sur l’Oreiller du Roy.
01/07/2009 : Nouvelle exposition
Il y a 500 ans naissait Calvin.
A l’occasion de cet anniversaire, la bibliothèque de l’Agglomération de Saint-Omer présente une exposition qui relate l’histoire de la religion réformée au XVIe siècle en nos provinces de Flandre et d’Artois. Des documents d’archives, témoins de cette période troublée, nous livrent les aspects de ce long et meurtrier conflit politico-religeux. Des plans, de Saint-Omer et de la région, nous situent dans l’époque. Et la présentation de la Bible (à quarante-deux lignes de Gutenberg) nous enseigne la base même du protestantisme : la lecture des Saintes Ecritures.
Salle patrimoniale
Bibliothèque de l’Agglomération de Saint-Omer
40 rue Gambetta, 62500 Saint-Omer.
Mardi, mercredi, vendredi, samedi de 9h à 12h et de 13h à 17h.
20/08/2009 : Nouveau coup de coeur !
Michel Champagne, dont on ne soulignera jamais assez la qualité des travaux, publie la suite de son opus touchant à la châtellenie de Longvilliers. Ses recherches corrigent notamment de nombreuses erreurs écrites sur les Blondel de Joigny.
03/09/2009 : Revue de presse
Réaliser une filiation est un exercice complexe et périlleux qui nécessite bien plus d'efforts qu'un modeste travail réalisé à la petite semaine ... d'une "quarantaine d'heures". Monsieur Saint-André, maire de Béthune, le sait bien qui, découvrant la longue litanie de ses ancêtres, a pu mesurer la tâche accomplie notamment par un de ses administrés : François. Lors de ces recherches, cet édile a d'ailleurs eu la surprise d'apprendre son cousinage avec votre serviteur à la faveur de multiples liens notamment via les Bernastre.
19 & 20/09/2009 : Journées du patrimoine
Le pays morin a particulièrement les honneurs du journal de 13h de TF1 de Jean-Pierre Pernaut. En effet, quelques mois après avoir médiatisé l'église de Lumbres, le journaliste picard a souligné les soucis rencontrés par les châteaux de Grand-Rullecourt et Barly : à savoir l'implantation d'éoliennes à proximité immédiate d’un patrimoine classé du XVIIe siècle. L'action de ces châtelains a été relayée par de nombreux médias, notamment la Voix du Nord et Ouest-France.
Le marquis et la marquise de Saulieu, qui avaient fait les beaux jours des émissions de Jean-Luc Delarue lors du mariage de leur fille, ainsi que MM. Cramoisan et Dragesco, antiquaires parisiens, se font ainsi les chefs de file d’un patrimoine arrageois en péril, et ont lancé une pétition pour mobiliser l’opinion publique et obtenir un moratoire.
23/10/2009 : Nouveau docteur !
Après huit ans de travail faisant suite à une maîtrise et un DEA, Matthieu est devenu vendredi 23 octobre 2009 docteur en histoire moderne de l'Université d'Artois avec mention Très Honorable, sur un sujet qui est à lui seul tout un programme : "Espace, temps et administration. Vivre dans les campagnes du nord de l'Artois (bailliages d'Aire et de Saint-Omer), de la reconquête française à la Révolution (1677-1790)". Un public nombreux était venu le soutenir, dans lequel on pouvait remarquer bien sûr François, ses parents, et Thomas. Matthieu tient tout particulièrement à remercier les personnes présentes et celles absentes qui l'ont soutenu par la pensée. Merci à tous.
27/10/2009 : Nouvelle parution !
"Se souvenir ranime" : telle pourrait être la devise des Saint-Florissois. En effet, Alain Defer étudie l'Epigraphie de l'ancien cimetière de Saint-Floris depuis près de 20 ans.
Au détour de cette lecture publiée par l'ALPHA et de promenades, les découvertes sont nombreuses comme les sépultures des Tassez et Hermary, trisaïeux de François.
02/11/2009 : Nouveau fonds d'archives !
Loin du rôle de Patrick McKenna interprêté par Ewan McGregor, descendant du clan écossais éponyme, dans Anges et Démons, Xavier de Merode, camérier du pape Pie IX, à l’origine d’importants travaux de modernisation de la cité romaine, a été honoré en ce week-end de Toussaint qui a vu une partie de ses archives, retrouvées au sein de la famille, transférées dans les très privées archives vaticanes.
En effet, Xavier de Merode, beau-frère de Montalembert, est le descendant de la célèbre famille princière flamande, qui a notamment possédé la seigneurie de Mametz, chère à Matthieu, et a été la famille la plus réprésentée au chapitre noble de Sainte-Aldegonde à Maubeuge. La princesse Philippe de Merode, propriétaire du château de Trélon, était d’ailleurs de la nombreuse assistance lors d’une conférence donnée par François à l’occasion de l’assemblée générale de la Société Archéologique et Historique de l’arrondissement d’Avesnes, en 2005.
10/11/2009 : Revue de presse
Suite à un reportage du JT de TF1 de Jean-Pierre Pernaut, l’article rédigé par Philippe May pour Morinie en mars 2008, consacré à l’église Saint-Sulpice de Lumbres, avait été repris par Benoît de Sagazan, rédacteur en chef du Monde de la Bible, dans son Patrimoine en blog. L’article de Philippe s’inscrivait en effet pleinement dans le cadre d’une enquête de Pélerin sur les églises du XIXe siècle en péril.
Depuis, la nouvelle est tombée : le diocèse renonce à détruire l'église et l’association de sauvegarde de l’église, emmenée par Francis Dellerie, a lancé une souscription pour effectuer les premiers travaux de restauration.
Dans le cadre du dossier spécial consacré à la remise annuelle des prix de son concours « Un patrimoine pour demain », c’est cette fois Pélerin qui, ayant décidé d’actualiser son étude sur ces églises en péril, publie un article intitulé Lumbres, la seconde vie de l’église relatif à notre clocher morin.
On mentionnera tout particulièrement, parmi les lauréats du cru 2009 du concours, l’église de La Piguière, dans l’Orne, et sa statue de sainte Philomène, la « chère petite sainte » du curé d’Ars.
Celle-ci fait l’objet d’un culte tout particulier dans le diocèse d’Arras, et ce depuis les années 1840. Le doyen d’Aire a rapporté de Rome une relique de la sainte, vénérée à Herly. A l’initiative des Halewyn et des Hauteclocque, des chapelles ont ensuite été érigées à Liettres et Roellecourt. De nos jours, ce site consacré à la sainte lui attribue 53 lieux de cultes dans la région, dont Aire, Alquines, Boncourt, Crépy, Fruges, Herly, Laires, Saint-Omer et Wandonne, (où sa statue figure dans la chapelle funéraire des Dion).
On notera toutefois un oubli du site : la statue de Philomène (et celle du curé d’Ars, son « protecteur ») sont également visibles dans l’église de Roquetoire, où elle est représentée de la même manière qu’à La Piguière.
15/11/2009 : Nouvelles mises en ligne !
La base des ouvrages remarquables s'est enrichie de plusieurs contributions notamment celles de Goethals et de Poplimont.
Cousine de François, Valérie redécouvrit la terre de ses aïeux en 2007 : des champs de Vimy et Lorette à la tour Eiffel, des châteaux artésiens au concert de la garde républicaine.
08/12/2009 : Histoire du patrimoine local
La ville de Longuenesse est au coeur de l'histoire sociale de l'Audomarois : berceau des Platiau, lesquels hantent chaque page de l'état civil, c'est à une forme de retour que l'on assiste aujourd'hui. En effet, la commune vient d'acquérir le château "de la Tour" s'unissant un peu plus avec son histoire familiale dont tout le monde connaît les autres principaux lignages alliés : Soinne, Noyelle ou Lardeur.
janvier 2010 : Editorial
En cette nouvelle année, toute l’équipe de Morinie vous présente ses meilleurs vœux.
2009 a été une année faste pour notre site : 28 % de visiteurs en plus, la 2ème bougie de l’Oreiller du Roy, cinq communications, quatre articles, une publication, une soutenance, … et de nombreux nouveaux projets ! Mais 2009 a également été marquée par de nombreux événements dans la région, avec notamment la mise en ligne d’une partie des archives départementales. Petite rétrospective de l’année :
janvier : il y a 100 ans, la bande à Pollet était exécutée à Béthune. François y consacre un article. février : une publication historique consacrée à Blessy, œuvre posthume de François Godart, est éditée. mars : le château du Creusaert à Ebblinghem, propriété des van Pradelles de Palmaert, est détruit par un violent incendie. avril : il y a cent naissait Marcel Caron, grand-père paternel de François. mai :Matthieu fait une allocution lors du XX° congrès national de généalogie. juin : le département commémore la première traversée de la Manche par Blériot. juillet : la bibliothèque de l’Agglomération de Saint-Omer consacre une exposition relative à la Réforme à l’occasion du 500ème anniversaire de Calvin. août :Stéphane Saint-André, maire de Béthune, reçoit sa généalogie, fruit d’un travail collectif auquel a largement contribué François. septembre : les châteaux de Barly et Grand-Rullecourt n’ouvrent exceptionnellement pas leurs portes pour les traditionnelles journées du patrimoine, afin de protester contre un projet d’implantations d’éoliennes. octobre :Matthieu soutient sa thèse d’histoire moderne, fruit de huit ans de travail. novembre : l’église de Lumbres est mise à l’honneur du concours « un patrimoine pour demain » dans Pèlerin. décembre : La mairie de Longuenesse rachète le château de la Tour.
En 2009, Alice Denoyelle, Claude Masset et Raymond Lancial nous ont quittés … et la petite Inès est arrivée le 26 septembre.
janvier 2010 : Editorial
Dans le précédent Oreiller, nous vous invitions à vous promener le long des cours d’eau, sous l’ombrage des arbres.
Cette fois, faisons un peu de botanique et d’œnologie. Au mot « greffe », le dictionnaire Larousse indique : « opération qui permet la multiplication des arbres fruitiers, de la vigne, de nombreuses espèces ornementales (arbres, rosiers, …) et de certains légumes […] sous serre par l’insertion sur une plante (sujet) d’une partie d’une autre (greffon) dont on désire développer les caractères. » Le vin, « fruit de la vigne et du travail des hommes » et qui a donné lieu à de nombreux procédés de greffe, peut ensuite être « collé », c'est-à-dire « clarifié par l’ajout d’une substance (colle) ».
En matière généalogique, un de ces arbres fruitiers, le créquier, sorte de cerisier (selon le P. Menestrier) ou de prunier sauvage, s’est largement démultiplié, donnant lieu à de nombreuses branches, ramifications … et greffes loin de son fief originel, à l’image de son rameau en Flandre maritime.
Mais certains auteurs, par des collages trop hâtifs entre les créquiers et leurs greffons alliés, ont omis d’en développer les caractères et, loin de clarifier l’historiographie, l’ont obscurci.
En cette période hivernale, où la neige recouvre de son long manteau blanc la terre, nous vous proposons donc de repartir du pied de vigne originel et à en faire des « boutures » qui, selon le même Larousse, permet à une « jeune pousse » d’être « à l’origine d’un nouveau pied ».
Morinie vous convie donc à parcourir ce nouvel Oreiller du Roy, et à partir d’ « un nouveau pied » relativement à l’historiographie de la maison de Créquy.
12/01/2010 : Patrimoine en question
L'avenir du patrimoine numérique est au centre du rapport Tessier publié aujourd'hui.
Cette préoccupation est également relayée, ce même jour, par Viviane Reding, commissaire européen chargée de la société de l'information et des médias, laquelle précise que : "L'Europe devrait saisir cette opportunité de prendre le leadership, et de s'assurer que la numérisation des livres se déroule dans un cadre reposant sur le droit d'auteur européen, tout en respectant entièrement la diversité culturelle européenne." Morinie s'est d'ores et déjà associé à cette problématique dès le premier éditorial de l'Oreiller du Roy.
12/01/2010 : Anniversaire
Monseigneur Leuliet, évêque émérite d’Amiens, fête ses cent ans.
Né le 12 janvier 1910 à Richebourg-l’Avoué, Géry-Jacques-Charles Leuliet, fils d’un notaire audomarois, étudie au collège Saint-Bertin de Saint-Omer avant d’intégrer le grand séminaire d’Arras. Ordonné prêtre le 8 juillet 1933, il devient professeur au collège Saint-Pierre à Calais, avant d’en devenir le supérieur en 1941.
Nommé doyen de Notre-Dame à Calais en 1951, puis directeur de la maison des œuvres diocésaines en 1953, il devient vicaire général en 1956 puis archidiacre des zones rurales en 1962.
Consacré évêque d’Amiens le 9 mai 1963, il participe à ce titre aux trois dernières sessions du concile Vatican II. Frappé par la limite d’âge en 1985, il devient évêque émérite, avant d’être remplacé en 1987 par Mgr Noyer.
Il continue néanmoins de servir l’Eglise et revient dans sa région d’origine. C’est ainsi qu’il officie à de nombreuses reprises en territoire morin, et plus particulièrement à Roquetoire, où François le servit.
Aujourd’hui retiré à la maison diocésaine Jean XXIII à Arras, il est le doyen des évêques français, et le 3ème évêque le plus âgé au monde. A 100 ans, sa devise demeure Fides in virtute Dei.
20/01/2010 : Nouvelle conférence
Matthieu a le plaisir de vous inviter à la prochaine communication qu'il animera le samedi 13 février à 14 h 30 à Molinghem, salle Léo-Lagrange.
Le thème développera :
"Un aperçu des institutions au
village avant la Révolution : Seigneurie, Communauté d'habitants et Fabrique
au XVIIIe siècle dans la région d'Isbergues".
"Le fonctionnement des institutions villageoises d'Ancien Régime demeure mal
connu. Si la seigneurie s'impose aux esprits lorsqu'il est question du
sujet, ses cadres, son personnel et son organisation restent mal définis. La
fabrique gère les biens produisant revenus pour l'entretien de l'église et
la célébration du culte, elle a vécu jusqu'à la séparation de l'Eglise et de
l'Etat en 1905. Quant à la communauté d'habitants, composée des chefs de
famille du village, elle s'occupe essentiellement de la répartition de
l'impôt entre chaque foyer fiscal. Ces institutions seront passées en revue,
et leur rôle précisé, à l'aide d'exemples pris dans les villages des
environs d'Isbergues"
26/01/2010 : Aménagement du territoire
En pleine polémique sur l'avenir du TGV dans le Pas-de-Calais, alors que depuis plusieurs années le devenir de l'église saint-Sépulcre est posé à Saint-Omer, que le bassin d'emploi est en berne (tant Arc International que la filière papetière), l'Audomarois s'interroge sur la place qui sera la sienne.
Arrière-pays du littoral ou banlieue de la métropole lilloise ? Comment redynamiser une ville qui fut la 8e de France au XIII° siècle ? Saint-Omer doit tirer profit de ce qui est perçu aujourd'hui comme une charge à savoir son patrimoine architectural et le marais. Tetra vient de rendre public son rapport final en décembre dernier touchant à la communauté d'agglomération de Saint-Omer. A l'heure où le centre-ville bruisse de rumeurs sur chacun des quartiers de la ville, voire sur une hypothétique fusion avec la banlieue, cette étude a le mérite de brosser un tableau des enjeux et de dresser un état des perspectives pour l'Audomarois.
Complémentaire de l'Oreiller du Roy, cette publication est centrée plus particulièrement sur l'actualité de notre patrimoine.
Pour ce premier numéro, Thomas vous propose un article étudiant Eadgyth de Wessex. Femme d'Otton 1er, sa sépulture fait actuellement l'objet de fouilles approfondies. Sa descendance se développe notamment en Lotharingie et en Artois en s'agglomérant avec les lignages seigneuriaux.
06/02/2010 : Les mines bientôt incrites à l'UNESCO ?
Le 25 janvier dernier, la France a déposé la candidature du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais en vue d'une inscription au patrimoine mondial de l'humanité dans la catégorie "patrimoine culturel évolutif".
Ce projet, initié en 2002 et unissant l'ensemble du bassin minier au sein d'une association, serait une première mondiale en raison de l'importance de la zone géographie impliquée.
"Aux rayons enflammés de l’astre, par cette matinée de jeunesse, c’était de cette rumeur que la campagne était grosse. Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre." (Emile Zola, dernières phrases de Germinal)
11/02/2010 : Un site néolithique pillé à Noyon
Tout aménagement du territoire fait l'objet de recherches archéologiques préventives menées par la DRAC régionale. A l'occasion de ces prospectives, des sites inconnus peuvent être identifiés, et bien sûr, fouillés.
La journée de mardi fut particulièrement douloureuse pour les archéologues picards : le site de Noyon a été visité dans la nuit. Saccagé méthodiquement. Ruinant tout espoir de nouvelles découvertes scientifiques.
L'appât du gain sans doute, la fièvre de posséder un objet rare peut-être ; pour la satisfaction personnelle de quelques inconscients certainement, une documentation riche de milliers d'années sur notre culture passée est désormais effacée. Notre patrimoine ne s'écrit pas sur l'étal des brocantes ou la poussière de nos étagères mais dans l'étude scientifique du terrain et des archives à notre disposition. Une partie de notre Mémoire disparaît avec les témoignages de Noyon. Nous rendant un peu plus amnésique, un peu plus ignorant.
"Si l'on était responsable que des choses dont on a conscience, les imbéciles seraient d'avance absous de toute faute. L'homme est tenu de savoir. L'homme est responsable de son ignorance. L'ignorance est une faute." (Milan Kundera, Risibles amours)
12/02/2010 : Mémoire d'Opale
La Côte d'Opale est trop souvent perçue comme une zone obscure où le ressac poursuit son travail de sape, où Jules César et Napoléon essayèrent d'asseoir leur hégémonie sur la (Grande-)Bretagne, et où les motos disputent le monopole du sable aux embruns.
Morinie est heureux d'accueillir une nouvelle consoeur, "Mémoire d'Opale" qui, par son action dynamique, vise à enrichir et renouveler notre connaissance de Montreuil au Boulonnais. La parution d'un nouveau périodique annuel éponyme sanctionne ce besoin indispensable de préservation du patrimoine historique et généalogique. Loïc Vambre, président de l'association, a bien compris le danger d'être généralement écarté par les acteurs traditionnels du monde culturel associatif : "Il était alors indispensable de se fédérer pour la sauvegarde de l'histoire de notre côte d'Opale."
En effet, les associations généalogiques et historiques à assise régionale ou départementale ont trop longtemps délaissé ce "pays". Cette fosse des Mariannes est désormais comblée et le ressac peut continuer de poursuivre son oeuvre ailleurs ...
13/02/2010 : Un musée en péril ?
Affiche défraîchie depuis longtemps, devenue illisible avec le temps. Salles désaffectées faute d'en connaître la simple existence. Le musée du cabinet des médailles est actuellement à l'agonie.
La restructuration actuelle du site de Richelieu n'est pas pour donner de l'espoir : rien n'est envisagé actuellement quant à son avenir. Une association s'est d'ailleurs constituée afin d'essayer de pallier à cette fermeture.
L'avenir est-il si noir ? Rassurons-nous. Que le cabinet des médailles existe encore (ou pas), l'escalier (classé en 1983) pour y parvenir est promis à une destruction certaine ...
Dans sa lettre aux lecteurs de janvier, la BNF indique : "La valorisation et la rationalisation de son patrimoine immobilier seront une orientation majeure." Serait-ce au prix de son âme ? La question est ouverte pour une institution dont l'objectif "traditionnel et fondamental", répété dans le contrat de performance 2009-2011, est d'"enrichir, signaler et préserver les collections nationales".
17/02/2010 : La "rouge" pour le général Dumas ?
Le drame qui a secoué Haïti n'a laissé personne indifférent. A ce titre, le président de la république française, monsieur Nicolas SARKOZY, s'est rendu sur les lieux afin de se rendre compte de la solidarité internationale et pour renouer le lien ancestral qui relie la métropole à son ancienne colonie. En effet, aucun président français n'avait encore rendu visite à cet état depuis son indépendance le 1er janvier 1804.
Une première ! Mais celle-ci a un goût d'inachevé. En effet, depuis la fondation de l'ordre de la Légion d'honneur, le général Dumas (père d'Alexandre) est le seul officier de ce rang à avoir été écarté de cette dignité. Cet ostracisme semble être consécutif au rétablissement de l'esclavage le 20 mai 1802 (lendemain même de la fondation de l'ordre de la Légion d'honneur). Par cette loi, les militaires indigènes furent écartés et assignés à résidence.
Les mérites du général Dumas sont notoires : son nom orne les murs de l'Arc de Triomphe à l'instar de nombre de ses camarades ayant participé aux campagnes napoléoniennes. Pour autant, Jacques CHIRAC a refusé de lui décerner cette croix en 2006. Claude Ribbe continue inlassablement de perpétuer son souvenir dans le cadre d'une requête adressée au président de la république, en qualité de grand-maître de l'Ordre. L'affaire reste actuellement en suspens : cette visite présidentielle est l'occasion, pour la patrie des droits de l'Homme, de rendre justice à l'un de ses serviteurs dévoués. Le père d'Alexandre Dumas est aujourd'hui encore marquée par la "rose de Meung", puisse le jugement d'Armentières être plus clément que cette infamie par omission ...
18/02/2010 : Changement dans la continuité à Aire-sur-la-Lys
Jean Catteau vient de passer la main à Michel Behague à la présidence du comité de sauvegarde de la collégiale d'Aire-sur-la-Lys.
Ce monument a eu, comme tant d'autres, son histoire marqué par les destructions (notamment de la nef, restaurée ensuite) et reste particulièrement fragile. La volonté affichée de maintenir un haut niveau quant au rythme des restaurations ne peut que satisfaire la communauté historique.
18/02/2010 : Question pour un champion
Question Architecture : Type d’édifice urbain dont le nom, tiré de
l’allemand, signifiait à l’origine « qui garde la paix », je suis
présent notamment dans la commune d’Aire-sur-la-Lys. Tour symbolisant,
comme le donjon seigneurial, le lieu du pouvoir communal, je permet
également par ma position élevée de guetter les dangers susceptibles de
menacer la Cité. Sorte de campanile, pouvant être surmonté d’une
girouette, d’un clocheton, un carillon, et d’une horloge à gros cadran,
je suis, je suis … le beffroi bien sûr !
Telle était la formulation de la question posée ce jeudi par Julien
Lepers dans la quotidienne de l’émission de jeu phare du service
public. L’animateur a, au passage, gratifié la cité de Lyderic du
qualificatif de « magnifique commune ».
A l’occasion de l’Assemblée Générale annuelle de l’Association Locale
Pour l’Histoire de l’Artois (ALPHA), et à l’invitation de son ancien
professeur d’histoire-géographie, Gilles Pouchain, Matthieu donnait le
13 février à Molinghem une conférence sur le thème « Un aperçu des
institutions au village avant la Révolution ».
L’occasion de définir, expliquer et étayer d’anecdotes des notions
telles que la seigneurie ou le fief, et leurs fonctions inhérentes (le
conseil, l’intendant, le receveur) ; les officiers et le corps de
justice, avec leurs échevins, mayeurs, baillis, procureurs fiscaux ou
autres greffiers et notaires, la Table des Pauvres, ou encore le conseil de fabrique et ses
marguilliers.
Avec, en conclusion du propos de Matthieu, la présentation d’une
instance trop souvent ignorée ou méconnue, celle des assemblées de
communautés d’habitants, forme de réunion des notables du village dont
notre jeune docteur s’est efforcé d’étudier tant les lieux d’assemblée
que leur périodicité calendaire.
Une conférence de plus d’une heure trente, richement documentée et
abondamment applaudie, qui a permis de faire le point sur cette
question essentielle de notre passé rural. On déplorera simplement que
l’Echo de la Lys n’ait trouvé que 3 minutes a accorder à cette
allocution.
Au passage, Morinie recommande aux journalistes féminines de cette
rédaction l’usage de chaussures sans talon, pour plus de discrétion
lorsque l’on subit un tel retard, et par respect, tant pour
l’intervenant que pour son auditoire.
26/02/2010 : nouvelle publication
Il y a trois semaines disparaissait à Gosnay Madeleine Guillemant-Sintive, figure de la Résistance béthunoise. François souhaitait lui rendre un dernier hommage, ainsi qu’à d’autres oubliés de l’ « armée des ombres », au travers du second opus de Jubés et échauguettes. Morinie tient également à présenter ses sincères condoléances à la famille.
28/02/2010 : Patrimoine en danger
Alors que la Vendée et la Charente tentent de panser leurs plaies suite au passage de la tempête Xynthia, celle-ci n’a pas épargné notre région, et notamment son patrimoine. Ainsi, la chute d’un cèdre vers 14 heures ce dimanche a fait voler en éclats un des vitraux de la chapelle du château de Trélon, propriété des Merode depuis 1577 (le château a été reconstruit en 1704 et largement remanié au XIXe siècle).
Ce vitrail représentait l’un des faits marquants au XIVe siècle de l’histoire de la famille princière, en l’occurrence l’apparition en songe de saint Mathias, apôtre, au baron Werner VI de Merode, l’invitant à construire un monastère. Suite à cette révélation, le baron avait fondé, avec son fils Werner VII, l’abbaye de Schwarzenbroich dans la forêt de Merode, non loin de Cologne, et y avait installé des Pères Croisiers. Seul le paisible noble assoupi a résisté. Par ailleurs, du mobilier a également été abîmé, ainsi qu’un Christ décapité.
La chapelle a été érigée dans les années 1860, sous la conduite de l’architecte Clément Parent et à la demande du marquis Werner de Merode, frère du camérier Xavier de Merode dont les archives ont récemment rejoint le Vatican.
Deux jours avant, la princesse Philippe de Merode, née Micheline de Gontaut-Biron, et son gendre, Bernard Collin, avaient tenté de protéger le vitrail par la pose d’un grillage métallique, qui s’est révélé insuffisant. Un expert est attendu prochainement et il est vraisemblable que la chapelle familiale viendra rejoindre la liste des 138 églises faisant ou ayant l’objet d’un programme de restauration dans la région depuis 2008.
mars 2010 : Editorial
L’historiographie est une composante pleine et entière de l’Histoire. Celle-ci a donné lieu à débats entre auteurs, ceux-ci étant parfois regroupés en écoles ou courants de pensée.
La difficulté de l’exercice consiste alors à en demeurer au fond, par un (contre-)argumentaire factuel et surtout sourcé, et d’éviter de verser dans des dérives faciles de forme, de la polémique à la calomnie voire la diffamation.
Ainsi en fut-il de la succession de Bernard Chérin, généalogiste des ordres du Roi, qui donna lieu à la publication en 1788 de nombreux pamphlets entre le fils Chérin et Antoine Maugard, tels l’Abrégé chronologique d’édits […], la Lettre à M. Chérin ou Remarques sur la noblesse, tous portant sur le délicat sujet des preuves de noblesse et de la vérification des titres de noblesse.
Que dire également de cette condamnation définitive prononcée par l’archiviste Cuvelier en 1889 dans les Archives belges : « Il ne me sera jamais possible de dire tout le mal que je pense de cet ouvrage « geschiedenis van Westende » ainsi que des autres productions du même auteur. C’est l’élucubration d’un homme qui n’a pas la moindre idée de l’histoire. Avec une absence complète de méthode, il accumule des tas de renseignements hétérogènes, puisés sans discernement aux sources les plus invraisemblables, dans l’unique but, dirait-on, de noircir le plus de pages possible [...] On aura une idée de la valeur de cet « historien du littoral » quand on saura que, dans une seule pièce justificative, nous avons relevé une dizaine de fautes. Cessez d’écrire, M[onsieur] de B[eaucourt]. »
L’actualité ne déroge pas à cette tradition avec la publication ce mois-ci de deux ouvrages en opposition totale : deux livres, deux maisons d’édition, deux présidents de la Bibliothèque Nationale de France (BNF), un seul thème : Google, et la numérisation du patrimoine français.
D’un côté, on retrouve Jean-Noël Jeannerey, président de la BNF de 2002 à 2007, qui publie ce mercredi 3 mars une nouvelle édition de Quand Google défie l’Europe, plaidoyer pour un sursaut chez Mille et une nuits. Jeannerey avait été un fervent défenseur des projets publics français (baptisé Gallica) et européen (Europeana). Cette nouvelle édition est agrémentée d’une postface intitulée Nouvelle bataille.
De l’autre, Bruno Racine, actuel président de la BNF et candidat à sa propre succession, partisan déclaré d’un accord avec le géant américain (auquel il avait néanmoins du renoncer l’été dernier compte tenu des pressions gouvernementales), révèle dès le lendemain dans Google et le nouveau monde (paru chez Plon) que son prédécesseur, s’il était opposé à un partenariat avec la firme de Mountain View, avait négocié en 2005 avec un autre mastodonte de l’Oncle Sam : Microsoft.
En parallèle, certaines collectivités ont d’ores et déjà signé avec Google des accords de partenariat impliquant des conditions de subordination, telle la bibliothèque municipale de Lyon qui a confié la numérisation de 500 000 livres anciens (dont des incunables du XVe siècle) afin d’économiser 50 millions d’euros … mais dont la consultation ne sera possible que sur GoogleBooks, propriétaire des fichiers, et qui annonce avoir déjà numérisé plus de 12 millions d’ouvrages.
A cela est maintenant venu s’adjoindre le grand emprunt national, et son enveloppe de 750 millions d’euros allouée à la numérisation du patrimoine : 100% public ou mixte ? Le dossier est donc dorénavant rue de Valois et à l’Elysée, qui devra trancher. Leurs homologues transalpins viennent de le faire : le ministère italien de la culture vient d’annoncer ce 10 mars la signature d’un accord avec Google portant sur la numérisation d’un million de livres libres de droits issus des bibliothèques de Rome et de Florence. De son côté, la firme a indiqué lors d’une conférence de presse qu’elle pensait que ce projet allait ouvrir « la voie à d’autres potentiels en Europe ».
Morinie espère que le dénouement de ce débat autour de notre mémoire nationale se fera avant tout dans l’intérêt conjoint des auteurs (et de leur droit à la propriété intellectuelle) et des lecteurs (et de leur droit d’accès à leur patrimoine).
04/03/2010 : hommage à Jacques Marseille
Ce matin, Jacques Marseille est décédé à 64 ans.
Né dans un terroir que n'aurait pas renié Pierre Goubert, cet Abbevillois a assuré avec brio la succession de Marc Bloch et Jean Bouvier à la chaire d'Histoire économique et sociale de la Sorbonne.
Contributeur régulier au Point, son directeur Franz-Olivier Giesbert a souhaité lui rendre hommage : "J'aimais beaucoup son humour, son esprit, son ouverture, son côté pas idéologique. C'était le contraire d'un idéologue."
En un temps où le "politiquement correct" est à la mode, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, "salue également un homme de conviction et d'engagement qui défendait avec fougue et passion les idées qui étaient les siennes."
Morinie s'associe à l'ensemble de la communauté historique et présente ses plus sincères condoléances à Madame et ses trois enfants.
Les manteaux de duc traînent dans leur fourrure
Pendant que des grandeurs on monte les degrés
Un bruit d'illusions sèches et de regrets
Comme, quand vous montez lentement vers ces portes
Votre robe de deuil traîne des feuilles mortes.
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac
05/03/2010 : Nouvelle publication !
La 72e livraison de Gauhéria, revue d’histoire de la Gohelle, est parue, avec notamment un bel article de Monsieur Bernard Ghienne qui fait le point des connaissances sur la participation du Corps Expéditionnaire Portugais pendant la Première Guerre Mondiale, sujet cher à Matthieu, qui, à l’instigation de l’auteur, présente en complément quelques photographies de soldats portugais et britanniques qui sont passés par Mametz, photographies provenant de la collection d’une figure de l’histoire locale Madame Marie-Thérèse Delmaire.
06/03/2010 : Nouvelle exposition !
A l’initiative de Monsieur René Decroix, directeur de cabinet de Monsieur Bruno Magnier, maire de Saint-Omer, et avec la participation de Madame Rose-Marie Pasquier-Bierman, la municipalité audomaroise rend hommage à Monsieur Gustave Vandenbergue à travers une exposition visible à l’Ecole des Beaux-Arts, dirigée par Monsieur Jean-Paul Tartar, du 5 mars au 2 avril 2010 (9 h.-12 h., 14 h.-18 h.), sauf le week-end.
Gustave Vandenbergue (1894-1954), né à Saint-Omer, s’est illustré dans le domaine artistique autant dans la gravure que dans l’architecture, mais il a aussi été un citoyen engagé, animateur et dirigeant de la Défense Passive. A voir notamment les bois gravés (du buis), véritables faces cachées du travail de l’artiste.
07/03/2010 : Patrimoine en péril !
Les cloches de l’église d’Ecques se taisent depuis quelques mois déjà. La chute d’une pierre qui s’est détachée de la rembarde située en haut de la tour de l’édifice a occasionné quelques dégâts à la toiture. Ces dégâts réparés, l’avis de spécialistes ayant été demandé et l’état avancé d’érosion de la tour constaté, la municipalité a jugé prudent de ne plus faire sonner les cloches pour éviter les risques liés aux vibrations.
L’église d’Ecques, où furent baptisés et mariés et près de laquelle furent ensevelis nombre d’aïeux de François, est l’une des plus belles de la région comprise entre Aire et Saint-Omer, portant notamment des traces visibles de fortification. Elle vient s’ajouter à la liste déjà longue de celles nécessitant des réparations importantes.
08/03/2010 : Bernanos au théâtre
Actuellement, se joue au théâtre des Mathurins à Paris le Journal d’un curé de campagne, interprété sur les planches par Maxime d’Aboville.
Ce dernier, arrière-arrière-petit-fils d’une Gorguette d’Argoeuves de Saint-Omer, mais également descendant des Taffin, Dion, Créquy et autres Sainte-Aldegonde et Saint-Omer, y tient le rôle du curé d’Ambricourt rendu célèbre par Georges Bernanos, et qui avait valu à son auteur le grand prix du roman de l’Académie française en 1936.
Georges Bernanos, pour cet ouvrage comme pour Sous le soleil de Satan, La joie, Monsieur Ouine ou encore Les grands cimetières sous la Lune, s’est directement inspiré des lieux qui ont bercé son enfance au cœur du Haut-Pays, notamment à Fressin, où la famille a possédé sa « chère maison » de 1896 à 1924, le « château noir » aujourd’hui hélas pratiquement en ruines.
Le créateur de Mouchette a également étudié, tout comme François, au collège Sainte-Marie à Aire-sur-la-Lys de 1904 à 1906 (une plaque commémore le passage de ce prestigieux élève à l’entrée de l’institution). Outre la pièce, on (re)lira avec profit Bernanos et l’Artois, par Louis Léger, dans le cadre des Mémoires de l’Académie des sciences, lettres et arts d’Arras, et Un adolescent d’autrefois pour aujourd’hui : Georges Bernanos, notice éditée par le collège cité supra en 1988.
09/03/2010 : Les Fauconberg au cinéma !
Depuis quelques jours, Alice Liddell fait des merveilles au box-office américain. Ainsi, dès son premier week-end, le film de Tim Burton fait défiler dans les salles l'armée de la dame de coeur au grand complet.
On y retrouve bien sûr tous les personnages ayant suivi le Lapin Blanc comme le Chapelier Fou (Johnny Depp) ou la Reine Blanche (Anne Hathaway, déjà remarquée dans le rôle d'Andy dans Le diable s'habille en Prada aux côtés de Meryl Streep).
Une telle oeuvre, écrite par Lewis Carroll en 1865, sous le titre Alice's Adventures in Wonderland ne manque pas d'être en phase avec le monde déjanté, burlesque (Charlie et la chocolaterie) et parfois gothique de Tim Burton (Les noces funèbres en 2005).
Rappelons qu'au delà du conte, la jeune Alice Liddell a réellement existé. Elle descend des châtelains de Saint-Omer par la branche anglaise des lords Fauconberg.
L'entrée au pays des merveilles est prévue en salle le 24 mars ou dans les assiettes dès à présent (que vous ayez un joyeux non-anniversaire à fêter ou non ...)
10/03/2010 : patrimoine mis en valeur ?
Dans son édition locale de Saint-Pol-sur-Ternoise du 7 mars, La Voix du Nord revient sur le projet, initié il y a quelques semaines par la communauté de communes du Pernois, de mise en valeur du donjon de Bours dans le cadre du projet européen LEADER (Liaison Entre Actions de Développement de l’Economie Rurale) afin d’en faire un « site incontournable de la région ».
Le projet ne manque pas d’intérêt : en effet, si plusieurs pistes sont explorées, l’idée générale tendrait à en faire un maillon d’un réseau reliant le donjon au site de la bataille d’Azincourt et au château des seigneurs de Créquy, à Fressin.
On peut toutefois regretter la manière dont est traité le volet historique de cet article. Le journaliste, annonçant dans son article un encadré plus historique, mentionne que « son histoire regorge d’anecdotes et de faits plus ou moins sanglants » … et s’empresse d’omettre le fait criminel le plus marquant, à savoir le meurtre perpétré par Jeanne de Mailly, châtelaine de Bours, vers 1375 et son exécution à Arras.
Plus grave encore le récit de la transmission familiale du château, dont la formulation suggère que les Bours l’ont possédé jusqu’au moins 1569 … alors même que la dernière mention d’un Bours remonte à 1446 et que les Mailly en sont propriétaires depuis au moins 1457. On passera sur le fait que toutes les transmissions ne se sont pas nécessairement faites par mariage (à l’image de l’achat par les Noyelles en 1527) et qu’aucune allusion n’est faite à la puissante famille de Sainte-Aldegonde, bien qu’elle l’ait possédé très précisément de 1600 à 1900 !
Enfin, même si la mairie a été le moteur, dès 1962, de la restauration de ce précieux monument, l’article ignore totalement que ce dernier a obtenu en 1988 le 14ème prix national de Chefs d’œuvre en péril, d’une valeur de 100 000 francs, qui furent les bienvenus pour permettre l’achèvement de son sauvetage.
Autant d’éléments qui, dans un article relatif à l’un des plus vieux monuments médiévaux de notre région, eurent davantage trouvé leur place qu’une comparaison anachronique à l’établissement nocturne Kes-West.
02/04/2010 : Découverte archéologique
Les corps de nombreux Vikings viennent d'être découverts en Angleterre. Datant probablement du X° siècle, ils furent les contemporains d'Edith de Wessex.
C'est à la suite de ces expéditions que se forgea leur légende sur la base des écrits ecclésiastiques : "Les hommes du Nord continuent de tuer et de capturer les chrétiens ; ils dévastent sans répit églises et maisons, et incendient les villes. le bord des routes est jonché de cadavres de religieux et de gens du peuple, de nobles et d'autres, de femmes, d'enfants et de nouveau-nés." (Annales de Saint-Vaast, 884)
05/04/2010 : les Poilus de Craonne 1917
M. Hervé Toulotte présente une exposition sur les Poilus de « Craonne 1917 » à la salle des fêtes de Racquinghem du 16 au 19 avril 2010, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Ceux qui l’ont vue gardent un excellent souvenir de sa précédente exposition, consacrée à Verdun, en 2006. Hervé anime également deux blogs, consacrés l’un aux 73e et 273e Régiments d’Infanterie et au 6e Régiment d’Infanterie Territoriale de Béthune, l’autre aux 8e et 208e Régiments d’Infanterie et au 7e Régiment d’Infanterie Territoriale de Saint-Omer durant la Première Guerre Mondiale, parmi lesquels on compte les deux régiments (7e R.I.T. & 6e R.I.T.) où Louis Denis double arrière-grand-père de Matthieu a combattu du 3 août 1914 au 29 décembre 1915 (merci Hervé !). Voici donc présenté au public, de manière impeccable, le fruit de nouvelles recherches minutieuses, qui constitue un nouvel et très bel hommage aux soldats de la Grande Guerre.
Une fois n'est pas coutume, la brève qui suit est footbalistique. Tout est parti d'une interview de Franck Ribéry (né le 7 avril 1983 à Boulogne-sur-Mer), star du Bayern de Münich, dans la presse allemande, lequel affirme avoir "peut-être" du sang chinois, l'histoire de l'un de ses ancêtres découverte par un de ses cousins ressemblant à celle de Zhu Yuanzhang, premier empereur de la dynastie Ming. L'histoire, soumise à deux experts chinois par les journalistes du Quotidien du Peuple, journal officiel du Parti Communiste du Pays, est trouvée plausible, notamment par certains indices, dont une phrase citée par ledit journal, qui est dite être transmise à travers les générations : "notre pays natal est situé dans l'orient lointain". Même si cette hypothèse demande bien entendue à être étayée par des études que ne renieraient pas Dumézil ou Lévi-Strauss, cette histoire est révélatrice du pouvoir et de l'impact des légendes familiales, lesquelles font partie des sujets de recherche des acteurs de Morinie.
Du terrain au théâtre maintenant. On se souvient de l'épopée du CRUFC, club de la ville de Calais, finaliste de la coupe de France en 2000. L'histoire de ces amateurs arrivés si près de l'un des trophées les plus prestigieux du football français a inspiré l'écrivain italien Osvaldo Guerrieri, dont l'oeuvre a été adaptée au théâtre par Emanuela Giordano sous la forme d'un monologue interprété par l'actrice Marianella Bargilli. A voir actuellement à Turin, puis Naples et Rome, et en France ultérieurement, après traduction.
09/04/2010 : La fin d’une époque
La cérémonie annuelle de commémoration de la bataille de Vimy, qui se tient ce jour au mémorial situé au sommet de cette crête réputée imprenable, aura une tonalité particulière. En effet, le dernier canadien à avoir pris part à la première guerre mondiale, John Babcock, s’est éteint le 18 février.
Né le 23 juillet 1900, il s’enrôle dès l’âge de 15 ans au sein du 146ème bataillon du corps expéditionnaire canadien et débarque en Angleterre. L’armistice sera signé avant qu’il n’ait pu gagner le front, trop jeune. Il sert finalement dans l’armée américaine de 1921 à 1924. Son décès ferme une page de l’histoire militaire canadienne, et de ses 650 000 soldats qui prirent part au 1er conflit mondial, parmi lesquels Célestin Hermary, auquel François avait consacré un article. Ainsi, « C’est la fin d’une époque », comme en a témoigné Claudette Thériault, directrice du mémorial.
Des recueils de pensée ont été ouverts à Vimy, et M. Pierre Bousquet de Florian, préfet du Pas-de-Calais, a été le premier à y apposer son témoignage de sympathie. Ces recueils rejoindront ensuite le Canada.
11/04/2010 : Double anniversaire et conférence
Cette année, la maison syndicale des mineurs de Lens fête son centenaire. Elle avait été inaugurée en 1910 et une plaque à l’entrée de l’édifice rappelle cet événement. Parmi les célèbres noms de syndicalistes du bassin lensois (Basly, Lamendin, Maes, …), on y retrouve bien sûr un certain Henri Mailly auquel François a consacré deux articles en 2006 et 2008.
Dans ce cadre, une conférence est organisée ce mercredi 14 avril, au cours de laquelle le journaliste Jacques Kmieciak abordera l’immigration polonaise en tentant de répondre à cette question : les mineurs polonais du Nord-Pas-de-Calais. Une assimilation exemplaire : mythe ou réalité ?
Un anniversaire pouvant en cacher un autre, on notera que le trésorier du syndicat, chargé de la collecte des fonds par une souscription lancée auprès des 30 000 adhérents que comptait alors l’organisation ainsi que du suivi du projet, Casimir Beugnet, est décédé à Lens le 1er juillet 1910. Un buste en bronze en son honneur trône au milieu de la cour intérieure du bâtiment qui est situé … rue Casimir Beugnet, tout un symbole !
19 juin 2010 : Editorial
Le 19 juin est une date importante pour la famille royale de Suède. En effet, le 19 juin 1850, Karl XV convolait en justes noces avec Louise d’Orange-Nassau. Le 19 juin 1976, Karl-Gustav XVI, actuel roi de Suède, épousait Silvia Sommerlath. Fidèle à cette « tradition », ce 19 juin 2010, leur fille Victoria, princesse héritière, a épousé à Stockholm l’homme qui partage sa vie depuis maintenant 8 ans, M. Daniel Westling, donnant lieu au mariage le plus fastueux depuis celui du prince Charles de Galles avec Lady Diana Spencer. Pour l’occasion, la princesse Victoria avait revêtu les mêmes diadème aux camées et voile que portaient sa mère 34 ans plus tôt.
D’une famille française (la famille royale suédoise constituant le lignage palois du maréchal d’Empire Bernadotte) à une autre, le 19 juin constitue également une date importante pour les Lefebvre de Mazingarbe. En effet, ce 19 juin 2010, Marcel Lefebvre aurait eu 100 ans.
Né à Mazingarbe en 1910, Marcel est le 3ème enfant d’Emile Lefebvre et Aimée Lefebvre. Si ceux-ci sont en effet cousins germains par leurs mères respectives, Bernardine et Marie-Joseph Wattebled, leur parentèle Lefebvre est bien plus éloignée, puisqu’elle trouve son origine au sein de la première génération des Lefebvre, telle qu’attestée par les registres paroissiaux subsistants, soit en 1685. On notera toutefois que les Lefebvre sont déjà présents dans la commune lors du centième de 1569. Emile, père de Marcel, était le cousin germain de Thomas Lefebvre, maire de la commune.
Réfugié dans la famille Brige de sa grand-mère maternelle à Barlin durant la première guerre mondiale, Marcel prend part à la seconde et se réfugie un temps en zone libre lors de l’évacuation en 1940. Il rentre en 1943 à Mazingarbe afin de convoler avec Raymonde Lainé, native de Saint-Venant, fille d’Eugène, facteur, et de Rosa, cabaretière rue Descatoires à Mazingarbe. Unis le 8 mai 1943, ils ont deux enfants : Pierre (1943-2008) et Anne-Marie (1946-).
De son lignage, Marcel Lefebvre avait hérité un surnom : « l’avocat ». En effet, selon la légende villageoise, les liens de proximité unissant ses aïeux à Maximilien de Robespierre (liens attestés ex post par les registres paroissiaux) auraient permis aux ancêtres de Marcel de se faire les « porte-parole » du village lors de la Terreur, permettant notamment à Mazingarbe d’être l’unique commune de la Gohelle sans guillotiné (là encore, les archives devaient confirmer ce fait).
Intervention avérée ou non, la tradition s’est néanmoins perpétuée à Mazingarbe jusqu’à nos jours : le père de Marcel Lefebvre, puis lui-même, son fils Pierre, et enfin son petit-fils François se voyant qualifiés ainsi.