La réputation de Philippe Seydoux n'est plus à faire : historien de l'art, fin connaisseur de l'histoire régionale et défenseur du patrimoine ; ainsi, la parution de l'un de ses ouvrages est un évènement à signaler. Non seulement le dernier né est un "beau livre", au sens noble du terme, sous coffret, bien illustré, mais aussi, et surtout, il est richement documenté : en témoignent la bibliographie et les notes concernant chaque édifice. L'ensemble des demeures anciennes des provinces d'Artois, Boulonnais et Calaisis est passé en revue, l'auteur nous livrant un véritable inventaire du patrimoine monumental de nos chères régions. L'utile et l'agréable réunis, un plaisir pour les bibliophiles: c'est donc avec chaleur que nous le recommandons.
Des bulletins de souscription sont disponibles aux Archives Municipales de Saint-Omer, aux Archives Départementales du Pas-de-Calais mais aussi chez Mémoires et Documents.
Châteaux et maisons de campagne du Boulonnais et des Pays conquis et reconquis
Châteaux et maisons de campagne du Boulonnais et des Pays conquis et reconquis, volume II, 1er fascicule. Maison-Bleue à Wacquinghen, Maison-Grandsire à Saint-Léonard et l’Etang-du-Roy à Camiers. Michel Parenty. Boulogne-sur-Mer, 2006. 32 pages.
Michel Parenty nous propose, en plus du IIIe tome des Gentilshommes et laboureurs du Boulonnais, cette visite de trois belles demeures de sa région de prédilection. Au-delà de l’historique des lieux, ce sont quelques-uns des souvenirs précieux conservés par ces murs qui nous sont restitués : les liens d’André Mabille de Poncheville avec la Maison-Bleue, les souvenirs des Franchet d’Espérey à Maison-Grandsire, la saveur des carpes de l’Etang-du-Roy ...
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Gentilshommes et laboureurs du Boulonnais, Tome III, de Michel Parenty et Henri Lorge
Ce mois de décembre 2006 se révèle faste pour l'historiographie locale : Quelques jours seulement après les Gentilhommières d'Artois et du Boulonnais de Philippe Seydoux, c'est le troisième tome des Gentilshommes et laboureurs du Boulonnais de Michel Parenty et Henri Lorge, qui vient de sortir. Venant deux ans après le second opus, ce tome est sous-titré, de la même manière : "Les hommes dans l'histoire. Faits historiques et sociaux, institutions, vie quotidienne, biographies, iconographie et filiations". On peut y voir un bel hommage aux érudits du XIXe et du début du XXe siècle : les auteurs se situent dans la tradition de leurs glorieux aînés, tout en étant assurément des historiens en phase avec leur temps. Les auteurs nous font partager dans ce volume les destinées des familles Ballin, Grandsire, de Guelcque et de Willecot de Rincquesen. Comme dans les volumes précédents les auteurs nous font partager leur connaissance des fonds, notamment privés, et celle de l'histoire de leur pays, celui de leurs ancêtres. Ce sont des pans de l'histoire régionale, ces "terres inexplorées" évoquées en exergue du deuxième tome, qui sont reconstitués avec bonheur. Encore un livre indispensable à recommander, de quoi nous réjouir par avance de l'annonce par les auteurs d'un quatrième tome consacré "en principe", selon leur terme, aux du Blaisel, Flahault de la Billarderie et Ricault.
GÉNÉALOGIES FRUGEOISES, TOME 1
par Michel CHAMPAGNE (ouvrage publié au GGRN)
Le but de ce recueil est de consacrer une notice à un certain nombre de familles anciennes ayant habité la région de Fruges, parfois connues depuis le 15e siècle. Plusieurs personnages cités eurent un rôle important dans l’histoire de notre région, citons parmi les militaires : Philippe de Créquy, chevalier de la légion d’honneur en 1804 ; parmi les hommes de loi : Procope Loeuillet, notaire d’Hesdin décédé en 1790, Guislain Joanne, procureur général de la sénéchaussée de Saint-Pol, Joseph Obeuf, procureur au conseil d’Artois à Arras ; parmi les hauts fonctionnaires : Jacques-Philippe Cot d’Ordan, directeur des subsistances militaires au département d’Hesdin en 1784, Claude-François Cocquelin, chef de la correspondance au bureau de l’assemblée nationale en 1791, Henry-Joseph-Alexis Playoult commissaire de l’atelier monétaire établi à Saumur en 1792, chevalier de la légion d’honneur en 1839, Quentin Playoult, commissaire des guerres employé à l’armée du Nord ; parmi les hommes politiques : Joseph-Ambroise Hibon, maire d’Avondance + en 1823, Dominique-Hyacinthe Capron et Ange-Joseph Joanne à Saint-Pol pendant la révolution ; des médecins tels François-Joseph Joanne à Saint-Pol + 1812, Henry-Joseph Playoult à Hesdin qui découvrit à Saint-Pol plusieurs sources d’eaux minérales ; de nombreux prêtres tels Guislain-Joseph Joanne qui dirigea le collège de Saint-Pol de 1813 à 1818, Antoine Playoult chanoine de Fauquembergues, Jacques-Joseph Playoult prieur de l’abbaye de Saint-Saulve en 1789, Louis-Bernard Playoult curé d’Écuires.
Voici le sommaire de l’ouvrage : DAMBRICOURT (Avondance, Canlers, Fruges, Planques) alliances : Pruvost, à Canlers ; Demonchaux et Hibon à Avondance [1-14]. DE BOMY (Fruges, Coupelle-Neuve et Coupelle-Vieille) le moulin des deux Coupelles ; alliance Delevallée à Coupelle-Vieille [15-19]. DE CRÉQUY (Souche de Coupelle-Vieille et Fruges) alliances : Broncquart, Dupuis, Loeuillet, Pruvost, Régnier, Vanpouille [19-31]. DE CROIX (Fruges) [32-36]. DIÉ voire DIEZ (Beaulieu, Fruges) [36-39]. HOCHART (descendance de Guillaume Hochart, de Coupelle-Vieille) [39]. PICLIN (Verchin, Fruges, Dieppe) alliances : Grardel, Féron [39-44]. PLAYOULT (Fruges, Hézecques, Lisbourg, Lugy, Verchin, Hesdin, Saint-Pol) alliances : Joanne à Saint-Pol, Cot d’Ordan à Hesdin, Obeuf à Lisbourg [45-85]. SURELLE voire SUREL (Verchin et Fruges) alliance Pruvost à Fruges [85-94]. TÉTART-DAMBRICOURT (Fruges, Saint-Omer) alliance de Rouvillers à Saint-Omer [94-95]. THORILLON (Aubin-Saint-Vaast, Fillièvres, Fressin, Fruges, Hesdin, Huby-Saint-Leu, Maisoncelle, Prédefin, Torcy) [95-109]. Table des principaux patronymes [110-111]
Les enjeux de la généalogie (XII° - XVIII° siècle)
Ce petit livre de moins de 300 pages est d'une lecture aisée. Malgré un sujet qui peut sembler ardu : "comment a-t-on écrit l'histoire généalogique au cours du temps ?" Germain BUTAUD & Valérie PIETRI ont su vulgariser avec bonheur le fruit de leurs recherches. Au travers d'exemples choisis et très diversifiés, ils démontrent les objectifs et les moyens des généalogistes des époques médiévales et modernes. En soulignant la richesse de cette chronologie, ils font percevoir toute l'évolution du métier de généalogiste dans sa quète historique. Un regard important est consacré à la valeur scientifique du travail fourni sans complaisance vis-à-vis des auteurs mais sans non plus tomber dans leur dénigrement systématique ... encore aujourd'hui trop fréquent.
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Les CORNUEL du Boulonnais et du Haut-Pays, par Michel CHAMPAGNE et Ludovic LEDIEU, ouvrage édité par le Groupement généalogique de la région du Nord en deux volumes, sous la référence A.M. 298.
Les plus anciennes mentions de la famille Cornuel dans le Pas-de-Calais sont rencontrées à Montreuil et lieux circonvoisins dès le milieu du 15e siècle. Peu avant 1500 un de ses membres achète le fief roturier de la Prévosté à Humbert tenu de l’abbaye de Sainte-Austreberthe ; il devient ainsi prévôt d’Humbert ; ses descendants verront leur patronyme allongé du terme « dit Prévost ou Pruvost ». Au cours du 16e siècle apparaissent de nouvelles souches dans les villages voisins de Saint-Michel-sous-Bois, Embry et Rimboval. Nous passons sous silence l’importante branche de Buire-le-Sec dont l’étude particulière reste à faire, et qui semble avoir essaimé dans tout le Ponthieu.
Parmi les principales alliances des Cornuel-Prévost citons les Waguet, ancienne famille de brasseurs établis à Montreuil, Montcavrel et Saint-Michel, bien connue depuis la fin du 16e siècle, les Macaire, les Enlart, les Lequieu devenus Lecucq ; cette dernière famille fournira une branche de marchands établie à Fruges dont sont issus Louis Boudenoot, député de la circonscription de Montreuil de 1889 à 1901 et sénateur de 1901 à 1922, Louis-François-Clément Lecucq, héros de Sébastopol décoré de la légion d’honneur, Bertulphe Gosselin maire de Boulogne de 1861 à 1864, conseiller général du canton de Fruges de 1877 à 1884, Pierre-Maurice François pharmacien de Montreuil au 19e siècle. Une branche Cornuel d’Humbert fut à l’origine d’une dynastie de notaires et de magistrats à Arras, Fressin et Hesdin, alliée entre autres aux Cressent et Wallart d’Hesdin, et aux Viollette de Fressin.
Parmi les principales familles descendant des branches Cornuel de Rimboval et Embry, citons les Caron, Denis, Robart, ces trois familles de Rimboval, les Derollez à Créquy, les Hermand à Rimboval et Thérouanne qui comptent parmi eux un historien célèbre du 19e siècle, Alexandre-François-Joseph Hermand, l’un des fondateurs de la Société des Antiquaires de la Morinie et son président. Une lignée Cornuel installée à Lebiez dès 1569 a fourni à Hesdin des magistrats et des chanoines et en est issue une famille de marchands et hommes de loi, les Bournisien, qui s’allièrent dans la seconde partie du 18e aux Jacquemont du Donjon.
Des petits rameaux Cornuel vécurent aussi à Aix-en-Issart, Estrées, Fléchin, Herly, Montreuil-sur-Mer, Rollancourt, Saint-Michel-sous-Bois, Samer, Sempy et Verchocq.
Le premier tome (78 pages) rassemble les différentes filiations étudiées et le second (75 pages), les actes et documents qui servent de pièces justificatives.
Il est agréable aux responsables de cet ouvrage de rendre hommage à tous ceux qui leur ont facilité la tâche : Madame Josiane Cosset-Marcq, avec un inlassable dévouement, a communiqué de nombreuses références de contrats ; Monsieur Éric Ringart, de Montreuil, descendant des Cornuel dit Prévost d’Hucqueliers, a apporté les fragments généalogiques qu’il avait réunis sur cette famille au 17e siècle ; Monsieur Philippe May a fourni les deux portraits qui illustrent ce travail et des photocopies de plusieurs contrats ; Monsieur Matthieu Fontaine, qui compte le couple Hermand-Cornuel parmi ses ancêtres, a réuni un ensemble de notes du plus haut intérêt sur la famille Hermand.
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La Châtellenie de LONGVILLIERS du 12e au 14e siècle, ses seigneurs et leurs alliances, par Michel CHAMPAGNE ouvrage publié par le G.G.R.N. sous la référence A.M. 301.
La seigneurie de Longvilliers ou Longvillers constituait une des quatre châtellenies du Boulonnais, et plus précisément la châtellenie du Sud. Le seigneur de Longvilliers était le châtelain de Longvilliers parce que son fief avait titre de châtellenie, comme Tingry, Fiennes et Belle. Il n’était pas châtelain dans le sens de commandant, gardien ou gouverneur de château, comme pouvait l’être le châtelain d’Hardelot ou de Belle-Fontaine et si jamais il le fut dans les premières années, il usurpa très vite la propriété de la châtellenie.
Vers la fin du 12e siècle la seigneurie de Longvilliers est une pièce maîtresse, une sentinelle avancée du Haut-Boulonnais ; c’est probablement sous la direction d’Arnoul (Ier) de Cayeu que le château-fort de Longvilliers est reconstruit en pierre ; c’est une brillante personnalité qui gravite dans l’orbite des comtes de Boulogne et de Guînes ; il épouse d’ailleurs une petite fille d’Adelis de Guînes et est choisi par le comte Bauduin II de Guînes pour être le gouverneur de son fils. Son successeur Anselme de Cayeu est un des principaux personnages du « roman d’Eustache le Moine », fameux pirate boulonnais, qui fut rédigé dans les années 1225-1230.
La puissance des châtelains, qui figurent dans l’entourage proche du comte, s’accroît encore dans le courant du 13e siècle avec Arnoul III de Cayeu qui réunit la baronnie d’Engoudsent et la seigneurie de Marquise à son territoire. Ils sont à la fois présents dans le Haut-Boulonnais et dans la partie Nord. Arnoul III accède à la rivière Authie grâce à son mariage avec l’héritière de la seigneurie de Douriez, Milessende Kiéret. Deux brillantes familles de Cayeu prospèrent alors, celle du Vimeu et Ponthieu avec ses seigneurs de Cayeux-sur-Mer, Bouillancourt-en-Séry, Sénarpont et Dominois, et celle du Boulonnais ; une origine commune n’a pu être prouvée, une identité de prénom dans ces deux lignages ayant engendré de nombreuses confusions chez d’anciens auteurs.
Voici le sommaire de cet ouvrage de 105 pages qui comprend 18 tableaux généalogiques et est clôturé par un index des noms de personnes.
- Les Sources [1-4]
- Le village et les châtelains de Longvilliers, la famille du nom de Longvilliers [4-6]
- Première partie : Les DE CAYEU(X) seigneurs de Longvilliers en Boulonnais
de la famille d’Engoudsent à celle de Cayeu [6-10] ; la présence du prénom Anselme dans les lignages de Cayeu : les seigneurs de Cayeux et Bouillancourt-en-Séry ; la famille d’Anseau de Cayeu, croisé, régent de l’empire de Constantinople en 1237 ; les seigneurs de Bouttencourt et Bus-en-Artois et suite des seigneurs de Cayeux [10-20] ; Arnoul (Ier) de Cayeu ; familles de Bavelinghem, d’Hermelinghem [20-28] ; Anselme (II) de Cayeu ; alliance avec la famille des châtelains de Saint-Omer ; les sires de Licques [28-37] ; Arnoul (III) de Cayeu ; familles Kiéret, de Fiennes [38-43] ; Willaume (II) de Cayeu ; familles Kiéret, de Fiennes, de Condé, d’Airaines [43-58] ; Arnoul (IV) de Cayeu [58-62] ; Willaume (III) de Cayeu, seigneur de Marquise [62] ; la branche de Toutencourt [62-64] ; la branche d’Engoudsent et Bréxent, dénombrement de la seigneurie de Preurelles à Beussent vers 1416 [64-71] ; la famille de Dominois ; les de Cayeu seigneurs de Dominois et Sénarpont [71-81]
- Seconde partie : la maison de Wavrin et la seigneurie de Longvilliers ; l’alliance de Barbançon [82-86]
- Troisième partie : la maison de Mortagne et la seigneurie de Longvilliers ; familles de Fiennes, d’Audenarde et du Quesnoy [87-98]
- Table patronymique [99-104] ; Sommaire général [104-105] ; Sommaire des tableaux généalogiques [105]
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De quelques demeures méconnues de la campagne boulonnaise : Maison-Bleue à Wacquinghen ; l’Étang-du-Roy, le Rohart à Camiers ; et le château de Dannes
La campagne boulonnaise est riche de nombreux châteaux, maisons de campagne et manoirs. Pour nombre d’entre eux, l’histoire est désormais bien connue depuis la publication, en 1996, de l’ouvrage du regretté Pierre-André Wimet et de Michel Parenty. D’autres, en revanche, et ils sont abondants, gardent leurs secrets. C’est l’histoire de quelques unes de ces demeures et de leur domaine que Michel Parenty présentera par le texte et l’image dans le cadre du cycle de conférences organisé par l’association des Amis et propriétaires d’Hardelot.
Après une description archéologique succincte de la maison, il en reconstituera l’âme. Il pourra s’agir, selon le cas, des diverses étapes de sa construction, de sa dévolution, de la biographie des propriétaires successifs et de ses occupants plus au moins célèbres, et encore des événements de la petite et de la grande histoire dont la demeure fut le théâtre.
Michel PARENTY animera cette conférence à Hardelot, salle Blériot (angle de l’avenue François-Ier et de la rue Charles-Dickens), le 27 juillet 2007, à partir de 18 h 30.
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De l’Ancien Régime à la Restauration, la vie tourmentée d’un gentilhomme boulonnais éclairé
C’est la destinée d’un gentilhomme de lettres éclairé et attachant que Michel Parenty contera.
À la fin du XVIIIe siècle, le vicomte d’Ordre commence la construction de son château sans être en mesure de l’achever. Après avoir accueilli favorablement la Révolution, dans ses généreux principes, il doit fuir la Terreur. Grâce aux souvenirs que consigna, au début du xixe siècle, Marie-Toussaint, jeune fils de l’émigré et son compagnon d’infortune, et grâce encore à de nombreuses autres sources inédites, le conférencier emmènera son auditoire dans les pas de ces Boulonnais d’autrefois. Au jour le jour, il les campera d’abord sur les routes de l’exil puis sur celles du retour au pays, après une dizaine d’années d’absence et un périple de plus de 3 500 km… Cette conférence est donnée dans le cadre des Mercredis de l’Atlantic, exceptionnellement organisée un jeudi puisque la veille est fériée.
Les travaux du conférencier sont exclusivement bâtis sur les sources de première main des archives publiques et privées.
Michel PARENTY animera cette conférence dans les salons de l’hôtel l’Atlantic, accès digue de mer et rue Notre-Dame à Wimereux, le 16 août 2007 à partir de 20 h 30.
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De tempeliers. De tempelorde tijdens de kruistochten en in de Lage Landen
Lorsque l'on étudie le temps des Croisades et, en particulier, la vie des Templiers, il est difficile de ne pas évoquer l'ésotérisme tant le sujet est connoté parmi le grand public. Avec le succès du Da Vinci Code, les publications à la vérité approximative fleurissent. C'est donc avec joie que nous nous proposons de vous présenter un livre qui, enfin, ne s'embarrasse pas de toutes ces fables.
Jan Hosten a réussi là un ouvrage majeur laissant toute la place, sa vraie place, aux hommes qui prirent la Croix.
Il s'est intéressé aux Templiers, à leur histoire mais aussi aux institutions de l'Ordre ainsi qu'à leurs commanderies dispersées dans toute la Flandre. En un peu plus de 350 pages, il s'agit là d'une remarquable synthèse.
Lors de l'élaboration de ce travail, Jan s'est déplacé et/ou s'est mis en relation avec de nombreux sites templiers et dépôts d'archives. Grâce à l'entremise des bibliothècaires de Saint-Omer, Jan est le premier a avoir profité des recherches effectuées par Thomas sur les châtelains de Saint-Omer et en particulier Hoston : travaux qui ont été publiés fin 2007.
Actuellement uniquement disponible en néerlandais, une traduction en anglais de cet ouvrage est en cours d'élaboration.
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Le terrier du prieuré de Renty en l’année 1494 ; actes et documents concernant Assonval 1419-1535, par Michel CHAMPAGNE, ouvrage publié par le Groupement Généalogique de la Région du Nord sous la référence A.M. n° 304.
Le terrier est fort intéressant pour la topographie des propriétés et des redevances possédées par le prieur de Renty à la fin du 15e siècle ; dans le cadre d’un mise en valeur des sources anciennes concernant Renty et sa région, nous avons voulu mettre à la disposition du lecteur une transcription intégrale, avec la totalité des rentes dues au prieuré situées non seulement à Renty et Assonval, mais aussi à Aix-en-Issart, Appe, Campagne-lès-Boulonnais, Embry, Fauquembergues, Gournay, Ouve-Wirquin, Saint-Aubin, Wandonne, Wandonnelle, ainsi que les dîmes perçues dans treize paroisses, avec le détail de celle recouvrée à Mencas.
La seconde partie de l’ouvrage renferme une transcription d’actes et de documents concernant le village d’Assonval pour la période 1419-1535. La seigneurie d’Assonval a d’abord appartenu à des seigneurs éponymes : Hugues (avant 1177) puis son fils Bauduin (Ier) + après 1195, puis Thomas cité de 1195 à 1223, Bauduin (II) cité vers 1285-1294. Elle appartient en 1419 à Pierre de La Viefville seigneur de Nédon et autres lieux, puis à sa fille Jeanne de La Viefville qui avait épousé en 1445 Antoine de Bourgogne, dit le grand bâtard, comte de la Roche-en-Ardennes, seigneur de Bevere + 1503 âgé de 83ans ; elle resta dans leur descendance au moins jusqu’en 1521; ce fief passa peu après, sans doute par achat, à Philippe de Croÿ comte de Porcéan, marquis de Renty duc d’Aerschot (+1549) qui est qualifié de seigneur d’Assonval en 1535.
Cet ouvrage est clôturé par une table patronymique et un index des noms de lieux.
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HESMOND, Actes et documents 1497-1692, par Michel CHAMPAGNE, ouvrage publié par le Groupement Généalogique de la Région du Nord sous la référence A.M. n° 305.
Hesmond, village du canton de Campagne-lès-Hesdin, est situé à 18 kilomètres de Montreuil et est traversé par la rivière Créquoise et son affluent l’Embrienne. La seigneurie principale appartenait à la famille éponyme connue depuis le 12e siècle ; nous reviendrons sur l’histoire de cette maison féodale dans un autre ouvrage. Au début du 16e, les deux fiefs principaux formant la terre d’Hesmond, tenus de la châtellenie de Beaurain, sont dévolus à la famille de Framezelles ; elle appartient à Jean Le Bailly en 1575 et aux de Créquy au début du 17e siècle.
L’abbaye de Saint-Saulve possédait dès 1042 un quart du terroir d’Hesmond (Haimontis villa) ; au 16e siècle se trouvant très endettés, les moines de Montreuil, obtinrent de l’évêque d’Amiens, l’autorisation d’aliéner leurs biens dans ce village au profit de l’abbaye de Saint-André-au-Bois ; dès lors celle-ci allait jouir des grosses et menues dîmes de la paroisse, par tiers, avec le chapitre d’Ypres et le prieuré de Renty. Un fief très important tenu de la châtellenie de Beaurain, la seigneurie de Canaples, était situé à Hesmond ; il appartenait à la famille de Vaudricourt au 15e siècle et aux Pruvost de Surcamp dès 1550. Le baron de Calonne cite également le fief de Francleu ou de Puisnaye, tenu de Canaples, consistant en 25 mesures de terre, situé sur Hesmond et Boubers.
Le petite église d’Hesmond, sous le vocable de Saint-Germain, a été construite vers la fin du 15e ou au début du 16e siècle ; elle présente un chœur d’un bon style et voûté avec un arc triomphal aux armes de la famille d’Hesmont, et une nef très simple flanquée au Sud d’un porche voûté. La paroisse voisine de Boubers-lès-Hesmond était une succursale de celle d’Hesmond.
Voici le sommaire de cet ouvrage : Préambule et bibliographie sommaire [1-2] ; liste des curés d’Hesmond 1497-1901 [2-3] ; rapport de la terre et seigneurie d’Hesmond en 1497, table patronymique [3-15] ; rapport de la terre et seigneurie de Canaples à Hesmond en 1511, table patronymique [15-23] ; dénombrement de la terre de Hesmond par Jean Le Bailly en 1575, table patronymique [24-30] ; terrier des biens détenus par l’abbaye de Saint-André-au-Bois au terroir de Hesmond en 1636 [30-40] ; extraits des registres paroissiaux d’Hesmond 1647-1692 [40-42] ; titres de la succession de Firmin de Lattre du 30 avril 1676 [42-43].
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Le livre rouge de l’abbaye de Saint-André-au-Bois, recueil de chartes et d’actes, complété à partir des travaux du chanoine Claude Sallé, 1156-1715, par Michel CHAMPAGNE, ouvrage publié sous la référence A.M. n° 319.
Fondée à Maresquel vers 1130-1135, transférée en 1156 près de Gouy-Saint-André, au hameau de Grémécourt qui prit le nom de Saint-André-au-Bois, cette abbaye de l’ordre de Prémontré appartenait au diocèse d’Amiens. Les principaux bienfaiteurs de cet établissement furent, avec les seigneurs et châtelains de Beaurain, les sires de Bloville, de Brimeux, de Contes, d’Esquingnecourt, de Goy ou Gouy, de Gyemes ou Jumetz, de Maresquel, de Thiembronne. Leurs abbés, nommés à l’élection, relevaient directement de Rome, mais n’obtinrent le droit de porter la mitre qu’en 1665 ; le revenu du monastère se composait essentiellement du produit de la dîme perçue dans plusieurs paroisses ainsi que du fermage du moulin de Maresquel et des censes de Bloville à Bois-Jean, Brunehautpré ou Bignopré, du Valivon à Campagne, du Valrestaud à Thiembronne, et de Saint-André ; ces fermes jouissaient comme enclaves d’Artois de l’exemption des aides, gabelles et autres tailles françaises.
Pendant la période révolutionnaire, et plus précisément en 1791, l’abbaye fut vendue ; l’abbatiale et les deux ailes du cloître tombèrent sous le marteau dès 1802 et se vendirent successivement à la toise et pierre par pierre ; le logis abbatial converti en château, fut incendié en 1918 ; ne subsistent que le portail monumental et la grandiose ferme qui avait été exploitée par les prémontrés ; ces derniers, faisant partie de l’ordre fondé par Saint Norbert, étaient des religieux cultivateurs comme les cisterciens, mais ils se consacraient également au ministère paroissial ; ils n’étaient pas moines mais chanoines. L’histoire de leur abbaye fut écrite en 1873 par le baron de Calonne et publiée en 1875 par la société des antiquaires de Picardie ; elle peut être encore améliorée en utilisant davantage les chroniques laissées par ses abbés et par ses chanoines : Ledé, Sallé, Boubert et Crépin. Outre de nombreuses chartes originales, nous avons également la chance de disposer des deux tomes d’un cartulaire, consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais, appelé livre rouge, et d’une copie qui faisait partie de la collection Henneguier.
Nous avons reclassé les actes chronologiquement ; ils constituent un véritable trésor pour l’histoire féodale du Ponthieu et de l’Artois. Nous avons ajouté d’autres actes, en puisant dans les travaux du chanoine Claude Sallé qui fut prieur du Valrestaut en 1649, et quelques analyses d’actes passés devant les notaires de Montreuil, portant sur les fermes de l’abbaye.
Cet ouvrage est clôturé par une série de tables (seigneuries, principaux prêtres, patronymes, principaux lieux) et deux annexes (catalogue des abbés et principales sources archivistiques et imprimées concernant l’abbaye).
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Recueil d’actes passés devant les notaires de FRUGES, tome 2, 1601 à 1638, par Michel CHAMPAGNE et Philippe MAY, ouvrage publié sous la référence A.M. n° 317
Les actes colligés de cet ouvrage ne figurent pas dans le tabellion des notaires de Fruges déposé aux archives du Pas-de-Calais. Cet ensemble constitue un recueil de transcriptions d’actes classés par ordre chronologique, provenant du gros des notaires de Saint-Omer, fonds entreposé à la bibliothèque de l’agglomération de Saint-Omer.
Outre la ville de Fruges, sont concernées la plupart des localités des environs et particulièrement Aire-sur-la-Lys, Assonval, Audincthun, Bellefontaine, Campagne-lès-Boulonnais, Canlers, Coupelle-Neuve, Coupelle-Vieille, Coyecques, Créquy, Dennebroeucq, Embry, Fauquembergues, Lisbourg, Lugy, Matringhem, Mencas, Merck-Saint-Liévin, Radinghem, Reclinghem, Renty, Rimboval, Rimeux, Rumilly-Beaussart, Saint-Martin-d’Ardinghem, Saint-Omer, Senlis, Verchin, Verchocq, Vincly, Wandonne.
Les renseignements apportés par ces contrats sont d’un intérêt exceptionnel. On y trouve par exemple un ensemble de documents sur la famille seigneuriale de Lugy, une transaction réalisée par la veuve de Charles de Montmorency, seigneur de Neuville-Wistasse, en son château de Beaussart, une donation de la dame douairière de Canlers à son fils, de nombreuses créations de rente au profit du couvent des franciscaines de Fauquembergues avec plusieurs actes concernant la moniale Antoinette Foinicle, la constitution de la dot de Jeanne de Le Loe pour la profession de foi de cette religieuse qui fut une figure mystique de son temps. Les familles bourgeoises de Fauquembergues et de ses environs immédiats sont bien représentées ; citons parmi ces dernières les Bocquet, Cappon, Cordier, de Cléty, de Gline, de Le Loe, de Lille, de Zunequin, Douzinel, du Saultoir, Galbart, Obin, Tiltre. Nicolas Moronval, marchand échoppier de Fauquembergues, est sans doute un des plus riches personnages de la ville ; il prête pratiquement de façon interrompue de 1610 à 1635, un capital de plus de 8000 livres, et cela uniquement pour les contrats qu’il passe devant les notaires de Fruges, sous forme de rentière héritière perpétuelle et rachetable, le plus souvent avec un intérêt de 7,14%. Opèrent de même façon certains prêtres titulaires de paroisses rurales, Me Antoine Liborel, curé de Fauquembergues, Me Jean de Crespioeul, curé de Wandonne, Me François de Zurlies, curé de Matringhem, ou Me Toussaint Maisnard, curé de Vincly, qui ainsi améliorent quelque peu leur revenu. Interviennent également dans les actes de ce recueil des soldats et officiers de garnison du château de Renty.
Cet ouvrage est clôturé par un index patronymique, une table des localités et un index des noms de matière.
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Café Français
Niché à deux pas de la mythique place Bellecour, le Café Français a été repris en septembre par deux frères. C'est assez fortuitement que François et Thomas s'y attablèrent en plein match de l’équipe de France contre les All Blacks.
Le résultat dans l’assiette dépasse l’annonce, et le conseil des vins et alcools des plus justes. Alors, si vous passez par Lyon, évitez les bouchons "touristiques" du Vieux Lyon, et préférez le Café Français. Demandez Stéphane de notre part, et laissez vous guider à l’aveugle par le maestro des lieux, véritable amoureux de son métier.
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STATISTIQUE FÉODALE du Haut-Pays, tome 2 : AUDINCTHUN, DENNEBROEUCQ et WANDONNE, par Michel CHAMPAGNE et Philippe MAY, ouvrage publié sous la référence A.M. 324 en deux volumes.
Trois villages du Haut-Pays sont concernés par cet essai de statistique féodale : d’une part Audincthun et Dennebroeucq dont les seigneuries principales étaient tenues du comté de Fauquembergues, et d’autre part Wandonne, dont la seigneurie principale mouvait de la pairie de Créquy, elle-même relevant du comté de Saint-Pol. Le comte de Fauquembergues possédait personnellement la seigneurie de Glen à Dennebroeucq. Parmi les autres fiefs importants, citons celui de Milfaut situé à Dennebroeucq et Wandonne, tenu de la pairie de Créquy ; celui de Campagne-Campignoeul à Audincthun et Saint-Martin-d’Hardinghem, dépendant de l’évêque de Boulogne ; celui de La Fouacherie relevant de l’évêque de Saint-Omer ; ceux de Drival, Lespinoy, Mayoul, Wandonnelle tenus de la seigneurie de Wandonne. Des compléments ont été apportés au premier tome qui concernait les villages de Crépy, Équirre, Lisbourg, Prédefin et Verchin, publié sous la référence A.M. 229.
Ci-contre : Armoiries des de Croeser, seigneurs d’Audincthun.
Voici la table des fiefs décrits dans cet essai :
Audincthun : dîmes (2), seigneurie (2), Buirette (18), Campagne (la) (24),
Campagne-Campignoeul (29), Couture (la) (34), Fouacherie (la) (51), Monbout (109), Porionnière (112), Préaux (les) (113), Saint-Aubin (familles Fréret, Barbier, Gazet, Desgrousilliers) (115), Sart-Durand (133), Torcy (133), Troncquoy (135), Wandonnelle (maisons Le Reude, de Northout, de Croÿ, de Brandt) (180)
Crépy : Amonville (183), Crespioeul (183), Thierry (188)
Dennebroeucq : Cliensson (34), dîmes (35), seigneurie (37), Glen ou Glein (55), Godart (79), Gorgonnat (80), Hem (80), Mazures (96), Milfaut (96), Milfaut (autre) (108), Préaux (les) (113), Quint de Dennebroeucq (113), Samer (biens de l’abbaye) (132),
Équirre : Équirre (185), Hospice Saint-Éloi d’Arras (187), Le Josne (188), Versignies (189)
Lisbourg : Denis (185), Griboval (186), Grugeliers ou Preudefain ou Malannoy (187), Lisbourg (188)
Prédefin : Gantois (186), Prédefin (188)
Verchin ou Werchin : Griboval (186), Offay (188), Verchin (188).
Wandonne : Behelle (17), Belquin (17), Buirette (18), Calonne (24), Canespil (31), Dalles (34), Davegny (35), Desgroiselliers (43), De Thubeauville (43), Drival dit la Motte (43), Escoubart (50), Flament (50), Hanon (80), Hibon (86), Le Cordier (86), Le Fevre de Tramecourt (87), Leloeu (87), Le May (87), Lespinoy (87), Le Vasseur (94), Marchant (94), Maubailly (94), Mayoul (95), Milfaut (96), Moulinet (112), Saint-Aubin (115), Sart-Durand (133), Tramecourt (134), Viefville (la) (136), dîmes (136), seigneurie des de Wandonne (138), première seigneurie (maisons de Créquy, Lalaing, Dion) (139), seconde seigneurie (maisons de Senlis, du Biez, de Coucy, de Dion) (172), troisième seigneurie (maison de Renty) (176).
Et en voici le sommaire :
Préambule [1-2]. Fiefs et seigneuries [2-183]. Compléments au tome 1 [183-189]. Tableaux : Dévolution de la seigneurie de Dennebroeucq aux 13-14e siècles [189-190], les de Coppehen [190], les DE LA CAURIE : Postérité de Catherine de Béthencourt [191], les MAUBAILLY, de Dennebroeucq [191-192], les TRIBOULET et les CROQUISON [192-193], la famille seigneuriale de Wandonne 14-15e siècles [193]. Table des fiefs situés dans les villages de la statistique [194]. Index patronymique [195-201]. Sommaire [202].
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Châteaux et manoirs du Pas-de-Calais de Philippe SEYDOUX
Véritable inventaire du patrimoine monumental, qui présente châteaux, manoirs et forteresses, mais aussi parcs et jardins associés, répertoriés par cantons. C'est une invitation à une extraordinaire promenade exploratoire, qui mènera le lecteur des confins de la Picardie à ceux de la Flandre et du Hainaut, lui faisant découvrir les demeures des grandes familles des anciens Pays-Bas espagnols comme celles des notables régionaux, des négociants fortunés et des simples hobereaux. Au fil de ce volume, l'amateur d'art et d'histoire retrouvera nombre de grandes figures de la région et pourra pleinement apprécier les spécificités de l'architecture locale.
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Traits de plume - Petite histoire de l'écriture de la fin de l'Antiquité à l'aube de la modernité à partir d'exemples audomarois de Jean-Charles BEDAGUE
On a souvent en tête, lorsque l’on pense aux écritures du Moyen Âge et des temps modernes, la belle lettrine d’un manuscrit en écriture gothique ou, à l’inverse, les pattes de mouche d’une minute notariale du XVI° siècle ! Et pourtant, à y regarder de plus près, l'écriture, de la fin de l’Antiquité au début du XIX° siècle, se révèle d'une diversité et d'une richesse bien plus grandes. La science qui l’étudie, la paléographie (ou grec palaios, "ancien" et graphein, "écrire"), après s'être longtemps cantonné au seul déchiffrement des textes, s’est attachée à retracer l’évolution dans le temps des lettres et de l’ensemble des signes constituant le texte des manuscrits. Car l'écriture aussi a son histoire ! En s’attachant aux conditions dans lesquelles ces textes ont été produits (ui les ont écrits ? pour qui ? pour quoi ? comment ?), les pires cursives et autres manuscrits, illisibles au premier abord, nous semblent soudain plus familiers. Cette exposition a pour but de suivre dans le temps l’évolution de l’écriture. En s’attachant à différents stades de son histoire, à différents types d'écriture, elle permettra de répondre à des questions telles que "d’où vient notre alphabet ?", "qu'est ce qu'une minuscule caroline ?", "jusqu"à quand a-t-on utilisé l’écriture gothique ?", etc. Elle met à profit les richesses souvent méconnues des manuscrits et des archives de Saint-Omer, présentées pour l'occasion au public grâce à la bienveillance de la Bibliothèque d’agglomération de Saint-Omer.
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Relevé des actes passés devant Maître SACLEU, notaire de la résidence de Saint-Omer, de 1707 à 1710, par Philippe MAY, ouvrage publié par le Groupement généalogique de la Région du Nord sous la référence A.M. 328.
Cet ouvrage rassemble divers actes notariés de 1707 à 1710 issus du « Gros de Saint-Omer » ; il comporte essentiellement des contrats de mariages, baux, ventes, partages, vendues, transactions, conventions, obligations, arrentements, reconnaissances de rente, transports de rente, renonciations, échanges, cessions, promesses, prisées, décomptes, accords et donations. Sont surtout concernées les régions d’Aire, Fauquembergues, Fruges, Hesdin, Hucqueliers, Lumbres, Thérouanne.
Les actes étudiés par ce relevé présentent une sorte de complémentarité et de continuité avec ceux étudiés dans les recueils d’actes passés devant les notaires de Fruges ; Me Antoine Sacleu était bien connu des habitants du Haut-Pays, ayant officié comme second notaire en l’Etude de Me Pierre Delerue à Fruges, dès 1696. Natif de Reclinghem il reprit en 1707 une étude sise en la cité audomaroise où il exerça pendant neuf ans. La plupart du temps, Me Antoine Sacleu, notaire royal, officiait bien souvent à l’extérieur de Saint-Omer, en se rendant chez ses clients. Parfois, il les recevait dans sa maison de campagne située à Audincthun, rue de Dennebroeucq, près du lieu-dit « le Bout des Rues ». Cette habitation était voisine de celle de ses cousins Sacleu de Coyecques et d’Audincthun. Il officiait également à Fauquembergues, chez son frère, Me Jean Sacleu, chanoine de la collégiale Notre-Dame, ainsi qu’à Coyecques, probablement chez son neveu, Marc Sacleu.
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Recueil de testaments reçus par les notaires de FRESSIN, 1702 à 1746, par Michel CHAMPAGNE, ouvrage publié sous la référence A.M.325
Cet ouvrage constitue un recueil de transcriptions de testaments reçus par les notaires de Fressin Jacques Cornuel, François Viollette, Joseph Viollette et Antoine-Joseph Pierlay entre 1702 et 1746. Les familles notables ou seigneuriales sont bien représentées ; citons parmi ces dernières les familles Bonningue, Desoigny, Mayoul, Petit du Marest, de Gosson de Rumenville, Pierlay, et également Bacqueville, famille pour laquelle nous avons ajouté une petit notice généalogique avec sa descendance Catain à Hesdin et de Houdetot à Fressin. Outre Fressin, les principaux villages concernés sont Auchy-lès-Moines, Cavron-Saint-Martin, Créquy, Rollancourt, Sains-lès- Fressin, Torcy, Wambercourt et Wamin. Rappelons que quatre précédents ouvrages, consacrés à l'étude des actes passés devant les notaires de Fressin, ont été publiés par le G.G.R.N. sous les références A.M. 088, A.M. 219, A.M. 250, et A.M. 272.
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Les grandes affaires criminelles du Pas-de-Calais
De Damiens et Vidocq à l'affaire Brigitte Dewèvre à Bruay, Bernard Schaeffer, membre de la commission historique du Nord et président de la société d'émulation de Roubaix, nous livre 35 récits de grandes affaires criminelles du Pas-de-Calais (il l'avait déjà fait pour le Nord), sous la préface de Maître Blandine Lejeune. On y retrouve notamment la bande à Pollet, l'affaire Szymanski à Mazingarbe ou la bande de Constant Bienaimé à Auchel.
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Les BEAURAIN et DE BEAURAIN du Pays de Montreuil, par Michel CHAMPAGNE, Ludovic LEDIEU, Éric RINGART, ouvrage publié par le Groupement Généalogique de la Région du Nord sous la référence A.M. 334.
Beaurain, un patronyme bien répandu dans le Pas-de-Calais. Manifestement polyphylétique, on le trouve solidement implanté près de Montreuil, Beaurainville et Aix-en-Issart au Moyen-âge. Plus au Sud, il est bien représenté à Abbeville, où il est connu dès 1300, dans le Ponthieu et le Vimeu. Plus au Nord vers l’Audomarois et à Seninghem, une importante famille se développe au 16e siècle. L’un de ses membres s’installe à Heuchin et donne une dynastie de notaires locaux. Les archives de l’abbaye Notre-Dame de Boulogne nous renseignent sur une famille de Beaurains, propriétaire de biens en Boulonnais, essentiellement à Outreau et Wierre-Effroy au début du 16e siècle. En 1567 Nicolas de Beaurains, natif de Saulty, devient bourgeois d’Arras ; ses descendants accèdent à la noblesse de robe au siècle suivant.
La famille médiévale des anciens châtelains de Beaurain, connue dès le 11e siècle, s’est scindée en deux branches, la première surnommée « Colet » et la seconde « Peschot » qui a fourni les seigneurs d’Huppy. Les titres de l’abbaye de Saint-André-au-Bois fourmillent de mentions les concernant ; le lecteur pourra avec profit se reporter à l’ouvrage publié par le G.G.R.N. sous la référence A.M. 319, intitulé « le livre rouge de l’abbaye de Saint-André-au-Bois, recueil de chartes et d’actes, complété à partir des travaux du chanoine Claude Sallé ». L’histoire de cette famille est relatée dans la 3e partie de l’ouvrage d’Albéric de Calonne consacrée à l’histoire des abbayes de Dommartin et de Saint-André-au-Bois, 1875, pp. 258 à 269, et dans le « Nobiliaire du Ponthieu » du marquis de Belleval, 2e édition (1876), colonnes 100-102. Plus récemment Roger Rodière a rédigé une notice sur ces Beaurain du Moyen-âge dans un « répertoire des noms de familles contenus dans les chartes des prieurés de Beaurains et Maintenay », 1906, pp. 441-450. L’étude des cartulaires de Valloires et des abbayes montreuilloises, ainsi que du codex de Saint-Georges, devrait permettre la réalisation d’un nouveau travail sur cette dynastie médiévale.
Notre propos se limitera ici aux représentants de cette famille signalés par les textes dans le Pays de Montreuil à partir du 15e siècle et plus spécialement à Aix-en-Issart.
Voici le sommaire de cet ouvrage :
- Préambule [1] ; les seigneurs de Buroeuilles et Machy, alliance de Contes [1-10] ; les (de) Beaurain à Beaurainville, 16-18e siècles, alliances Farré, Guermont [10-17] ; les (de) Beaurain à Montreuil [17-20]
- Les (de) Beaurain de la région d’Aix-en-Issart : Anciennes mentions [20-22] ; famille de Beaurain-Poitevin [22-23] ; famille de Baudechon de Beaurain [23-24] ; famille de Michel de Beaurain ; les géographes du Roi de France ; descendances Bataille, Gline, Septier [24-46] ; descendance de Claude Beaurain [46-51].
- Divers (de) Beaurain à Aix-en-Issart, Alette, Beaumerie, Beussent, Boubers-lès-Hesmond, Bourthes, Brimeux, Frencq, Friville-Escarbotin et Le Temple, Hesmond, Hubersent, Humbert, Lépine et Verton, Loison-sur-Créquoise, Marenla, Marles-sur-Canche, Nempont Saint-Firmin, Nempont Saint-Martin, Neuville-sous-Montreuil, Offin, Roussent, Saint-Denoeux, Saint-Josse-sur-Mer, Saulchoy, Sempy, Vron, Waben [52-63]
- Index des principaux patronymes [63-65] ; index locorum [65-66] ; table des matières [66-67].
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Le pharmacien de Saint-Pol
Quand la réalisation de sa généalogie inspire un roman... Jacqueline Dana vient de donner dans un livre réussi une biographie romancée de son aïeul Nicolas Zerva Papadopoulos, né en 1812, orphelin ayant fui sa Crète natale. Ayant suivi des études de pharmacie à Paris, il a pour maître Joseph Pelletier, qui découvrit la quinine avec Joseph Bienaimé Caventou (né à Saint-Omer le 30 juin 1795). Après la mort de sa femme en couches, il s’installe dans le Pas-de-Calais où il exercera ses talents de pharmacien à Saint-Pol-sur-Ternoise et Aubigny-en-Artois.
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Les BLAUWART, une grande famille censière de la Pévèle, par Michel CHAMPAGNE, ouvrage publié par le G.G.R.N. sous la référence A.M. 331.
Le patronyme Blauwart qui évoquait au moyen âge la couleur bleue, c'est-à-dire une personne au teint blafard, est un des plus anciens de la région de Coutiches; on le découvre dès 1312 dans les textes. Au début du 15e siècle, une importante famille Blauwart se dessine peu à peu, installée aux terroirs de Wastines, Bersée et Coutiches, qui sera la souche des Blauwart, du pays de Pévèle.
Voici le sommaire de cet ouvrage :
Préambule [1]. Les Blauwart, de Bersée : L’alliance avec la famille d’Anich [1-2] ; la famille seigneuriale de Folle Emprise [2-8] ; les Blauwart, de Wastines: les censiers de Vernescueil à Coutiches, de la Ricarderie à Bersée, de la Petite-Vacquerie à Moncheaux, censiers à Aix-en-Pévèle et Nivelle [8-32] ; les Blauwart, de Wastines : les censiers de Folle Emprise à Bersée, de la Croix à Faumont, de l’Infirmerie à Coutiches, des dames de Marquette à Faumont, de Wasqual à Mons-en-Pévèle [33-54] ; non rattachés (Nomain, Pont-à-Beuvry, La Vincourt, Wastines, Bersée, Coutiches, Râches) [54-55].
Les Blauwart, de la Maladrerie [55-56]. Les Blauwart, de la Grande Vacquerie [57-58]. Les Blauwart, de Landas [58-60].Les Blauwart, à Auchy et Cappelle-en-Pévèle [61-62]. Compléments (François Blauwart x Apolline Carré, Laurent Blauwart x Barbe Poutrain) [62].
Documents : Déclaration du fief de Follemprise en 1644 [61-62] ; Procès concernant Laurent Blauwart en 1673 [63-64] ; assiettes fiscales du village de Mons-en-Pévèle en 1693-1694 [64-65] ; procès entre François-Mathias Mallet et Jean Blauwart en 1717 [65-66] ; quelques notes sur les Blauwart de la région de Lille [67-68].
Table des principaux patronymes [68-69]. Index des principales localités [69-70]. Sommaire [70-71].
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STATISTIQUE FÉODALE du HAUT-PAYS, tome 3 : DONVEST, HÉZECQUES, LUGY, MATRINGHEM et MENCAS, par Michel CHAMPAGNE, ouvrage publié sous la référence A.M. 342 en deux volumes.
Quatre villages du Haut-Pays sont concernés par ce 3e essai de statistique féodale ; ils sont situés dans le canton de Fruges et trois d’entre eux, Hézecques, Lugy et Matringhem sont baignés par la Lys. L’abbaye d’Auchy-lès-Moines possédait d’importants biens à Lugy ; non loin de leur monastère, près de la Ternoise, existait au 11e siècle un lieu nommé Donvest avec une chapelle qui fut donnée aux moines d’Auchy par le comte d’Hesdin ; ce hameau était le siège d’une seigneurie, tenue en fief de l’abbaye, qui devint propriété des seigneurs de Lugy de la famille Godefroy au 16e siècle. Tous les actes de justice ayant trait à ce fief devaient être rendus à Lugy, devant les hommes de fief de l’abbaye.
Deux puissantes entités féodales vont se constituer aux 17e et 18e siècles. Les comtes d’Hézecques, de la famille de La Haye, absorbent successivement les seigneuries de Vincly (1685) et Bellefontaine, actuellement hameau de Mencas (1695) ; les marquis de Lugy, de la famille de la Buissière, ajoutent Matringhem à leur patrimoine au début du 18e siècle. Quant à la seigneurie de Mencas, elle est vendue avec celle de Malfiance en 1766 à un membre de la famille de Dion ; le marquis de Dion-Malfiance grâce à une brillante alliance avec la famille Le Sergeant, devient propriétaire du château et des terres d’Hézecques peu avant la révolution.
Des compléments ont été apportés au second tome qui concernait les villages d’Audincthun, Dennebreucq et Wandonne, publié sous la référence A.M. 324.
Voici la table des fiefs décrits dans cet essai : Audincthun : Audincthun, seigneurie (158) ; La Fouacherie (159) ; Monbout (109) ; Tronquoy (160) ; Wandonnelle (162) Dennebroeucq : Dennebroeucq, seigneurie (159) ; Hem (160) ; Milfaut (160)
Donvest (familles Gibert, de Châtillon, de Saint-Pol) (6) Hézecques : Dausque (5) ; Gorguette (18) ; Hézecques, seigneuries (maisons d’Hézecques, de Jumont, du Bois de Fiennes, du Ploich, d’Outreleau, de Saveuse, de Melun, de Bailleul, de La Haye, de France, Le Sergeant) (24, 165) ; prêtres et dîmes (21) ; Merdenchon (149) ; Saint-Nicolas (155) ; Wast (familles de La Diennée, Manessier) (155) Lugy : biens de l’abbaye d’Auchy (3) ; Lugy, seigneurie (maisons Godefroy, de La Buissière) (83) ; Merdenchon (149) ; prêtres et dîmes (81) ; La Rachie (149) ; Remetz (familles Destrées, d’Oultreleau) (151) ; Saint-Nicolas (155) Matringhem : Boulet (4) ; Gorguette (12) ; prêtres et dîmes (97) ; Matringhem, seigneurie (maisons de Matringhem, de Neuville, Le Mor, d’Aix, Lambert, Carpentier, de Lannoy, de Créquy) (111, 163) ; Motte Sainte-Croix (149) Mencas : Bellefontaine (4) ; prêtres et dîmes (97, 141) ; Mencas, seigneurie (familles de Bléquin, de Herlin, des Markais, Grault, d’Ostrel de Lières) (142) Wandonne : Drival dit La Motte (159) ; Milfaut (160) ; Wandonne, seigneurie (162)
Et en voici la table des matières :
Préambule (1). Bibliographie (1-3). Fiefs et seigneuries (3-158). Compléments au tome 2 (158-163). Addenda (163-164). Annexe 1 : Tableau Le Berquier (164). Annexe 2 : Terrier de la pairie d’Hézecques établi en 1626 (165-179). Annexe 3 : descendance d’Adam de Saint-Jean (180-188). Annexe 4 : notice Verdin (188-199). Table des principaux patronymes (199-208). Table des fiefs (208). Table des tableaux généalogiques (208). Table des matières (208-209)
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La Madone au chardonneret de Raphaël
Après dix ans de restauration, un des chefs d'oeuvre du peintre italien de la Renaissance, Raphaël, la Madone au chardonneret, tableau à l'histoire mouvementée, est de nouveau exposée à Florence et retrouvera en mars sa place au célèbre musée des Offices.
Le tableau représente une Madone entourée de Jésus et de Jean-Baptiste enfants, caressant un oiseau, devant un paisible paysage verdoyant.
Jaunie et aux tons passées, l'oeuvre a retrouvé de splendides couleurs et notamment ses précieux tons de bleu et de rouge, "grâce à tous les outils technologiques disponibles, des rayons X, fluorescence d'ultraviolets, réflectographie infrarouge" qui ont permis de retrouver les techniques et pigments originels.
La Madone au chardonneret (1506) a été commandée à Raphaël (1483-1520) par Lorenzo Nasi, marchand florentin de son état, à l'occasion de son mariage. Un glissement de terrain avait malheureusement fait s'écrouler sa demeure en 1547 et le tableau, monté sur un support en bois, s'est cassé en dix-sept morceaux.
Restauré avec les moyens de l'époque, le tableau est racheté par le cardinal Giovanni Carlo De Medicis en 1639. Il sera ensuite exposé au musée des Offices de Florence dès 1704. La Madone au chardonneret est exposée jusqu'au 1er mars 2009 au Palazzo Medici Riccardi de Florence avant de retrouver sa place au musée des Offices.
La synthèse des peintures italienne et flamande, illustrée ici, a été révélé par les travaux de Liana Castelfranchi Vegas, notamment dans l'ouvrage fondateur : Italie et Flandres, Primitifs Flamands et Renaissance Italienne.
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Un portrait identifié de Lucrèce Borgia
Une toile de la Renaissance, acquise à Londres en 1965 par la National Gallery de Melbourne, vient d'être identifiée comme étant un portrait de Lucrèce Borgia réalisé par le peintre italien Dosso Dossi.
Gerard Vaughan, directeur du musée, a indiqué que cette toile, intitulée Portrait de jeunesse et d'auteur inconnu lorsqu'elle a été acquise en 1965 à Londres, pourrait être le seul portrait restant de Lucrèce Borgia.
"Ce qui était jusqu'alors le portrait d'un inconnu par un artiste non identifié, semble maintenant être l'un des portraits les plus significatifs de la période de la Renaissance, par l'un des plus grands peintres du nord de l'Italie" a déclaré le directeur du musée, Gérard Vaughan.
Lucrèce Borgia était la fille naturelle du cardinal espagnol Rodrigo Borgia, ensuite élu pape sous le nom Alexandre VI (1492-1503), et dont la famille a marqué l'histoire par ses scandales et sa corruption.
Cette toile avait laissé perplexes tous les experts jusqu'à son exposition au public au XX° siècle et a toujours été considérée comme le portrait d'un jeune homme, a expliqué le musée australien.
Mais au terme d'années d'expertise technique et historique, le conservateur du musée, Carl Villis, a conclu qu'il s'agissait d'une oeuvre du maître italien Dosso Dossi : "La mise au jour des secrets de cette magnifique et énigmatique toile a été un travail passionnant. Elle constitue désormais une pièce exceptionnelle compte tenu de la dimension de son auteur et de la personnalité qu'elle représente. [...] Des générations d'historiens d'art ont tenté d'identifier des portraits de Lucrèce Borgia, mais il semble que ce soit le seul qui comporte des références personnelles directes à cette intrigante figure historique".
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Notes historiques sur la commune de Blessy
En 2007 disparaissait François Godart, que François a longuement côtoyé dans les années 90 à l'antenne AGP d'Aire-sur-la-Lys.
Outre sa généalogie, M. Godart amassait depuis de longues années de précieuses notes sur son village de Blessy, non loin du fief de Matthieu. La maladie et le décès de son auteur avaient privé le public de la lecture de ce trésor. C'est finalement chose réparée, puisque sa veuve a réuni ces documents dans une publication en hommage à son mari : Notes historiques sur la commune de Blessy.
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La CHATELLENIE de LONGVILLIERS de 1377 à 1513, les BLONDEL DE LONGVILLIERS et BLONDEL DE JOIGNY, par Michel CHAMPAGNE, ouvrage publié en deux volumes, sous la référence A.M. 353
La châtellenie de Longvilliers et Marquise constitue au 15e siècle l’apanage principal des Blondel. Tantôt au service des rois de France, tantôt à celui des ducs de Bourgogne, ce sont des chevaliers qui combattent continuellement en cette dernière période de la guerre de cent ans. Jean (IV) Blondel dit «le grand» et son épouse Chrétienne de Courteheuse, pour aider à la construction de l’église des cordeliers à Boulogne, fournissent gratuitement aux religieux toutes les pierres ; ce seigneur de Longvilliers fait également don d’un très riche reliquaire, «en croix avec deux anges à costé» à l’abbaye Notre-Dame. Marguerite Blondel, dernière représentante de cette famille à détenir la seigneurie, décède sans postérité en 1513 ; elle avait épousé François de Créquy seigneur de Douriez. Ils se signalent par leur générosité et leur dévotion. On doit au couple de Créquy-Blondel la construction ou restauration des églises de Douriez, Longvilliers, Recques, Huby-Saint-Leu et peut-être Dannes, des fondations à l’abbaye de Longvilliers. Leurs comptes, conservés dans les chartriers de Longvilliers et Recques, témoignent des innnombrables aumônes qu’ils répandaient sur les indigents.
Un frère de Jean IV, Oudart Blondel baron de Pamèle, fut l’auteur d’une branche flamande de Pamèle qui laissa tomber en désuétude le nom de Blondel pour ne conserver que ceux de Joigny et de Pamèle ; elle subsistait encore au 19e siècle.
Un fils naturel de Jean IV, Nicolas dit Collinet Blondel, épousa Marguerite de La Motte, héritière de l’importante baronnie de Bellebrune ; ils eurent une importante descendance qui s’appropria le nom des anciens comtes de Joigny dans la seconde partie du 16e siècle, dont ils portaient les armes. L’un de ses membres, Charles de Joigny de Bellebrune se fixa en Guyenne par mariage en 1640 et fut l’auteur d’un rameau toujours représenté de nos jours.
En voici la table des matières :
* Préambule, addenda-corrigenda au tome 1 (1-2)
* Notice sur les Blondel de Longvilliers et Blondel de Joigny
* Origines de la famille (3-10)
* Les enfants de Philippe Blondel ; Jean II Blondel & l’alliance du Quesnoy (10-25)
* Branche de Pamèle (25-37)
* Guillaume Blondel & l’alliance de Cambron. Les de Mametz seigneurs de Nielles-lès-Thérouanne, les familles d’Argoules, de Boufflers (37-57)
* Jean Blondel « le grand seigneur de Longvilliers » & l’alliance Courteheuse. Marguerite Blondel et François de Créquy (57-73)
* Nicolas Blondel, baron de Bellebrunne, & l’alliance de La Motte (73-82)
* Jacques Blondel, baron de Bellebrunne. Modification par ses enfants de leur patronyme en «Blondel dit Joigny» (83-87)
* Antoine Blondel, baron de Bellebrunne. L’alliance Karuel de Boran ; les ancêtres de Faverois et de Reffuges (87-108)
* Oudart Blondel, baron de Bellebrunne. Sa fille Louise Blondel mariée à Jacques d’Étampes, marquis de Valençay (109-113)
* Emmanuel Blondel de Joigny, seigneur de Montagny. Sa descendance implantée en Guyenne : les seigneurs de Bellue (113-119)
* François Blondel de Joigny, seigneur d’Estrées, ses enfants (119-124)
* Pierre Blondel, seigneur du châtel de Recques ; sa descendance. Les Blondel seigneurs de Fresnes (124-137)
* La châtellenie de Longvilliers de 1377 à 1513. Photographie de l’église de Longvilliers (137-160)
* Table des fiefs et seigneuries, avec notices particulières (Bellebronne, Douriez, Estrées, Marles-sur-Canche, La Motte du Chastel de Recques, Le Plouy, Recques-sur-Course, Turbinghen) (161-170)
* Addenda (170-171)
* Table des principaux patronymes (171-174)
* Table des matières (174-175)
Rappelons qu’un ouvrage concernant la châtellenie de Longvilliers du 12e au 14e siècle, ses seigneurs et leurs alliances, a été publié par le G.G.R.N. sous la référence A.M. 301.
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What’s your isolation factor ?
A l’heure du BlackBerry® et des évolutions technologiques facilitant les échanges, les risques d’isolement n’ont jamais été aussi présents. Que ce soit par peur de s’exprimer, d’échouer ou de réussir, par l’isolement derrière un clavier, le travail, l’argent ou la maladie, il y a de nombreux facteurs qui peuvent amener un individu à s’isoler. C’est l’ensemble de ces facteurs qu’analyse Valérie Chatain-White dans son premier ouvrage What’s your isolation factor ?
Valérie est la petite-fille de Célestin Hermary, émigré au Canada avec sa famille en 1907, et par là-même la petite-cousine de François. Elle s’est d’ailleurs rendue en France avec sa soeur en 2007 à la découverte de ses aïeux artésiens. Elle a ensuite accueilli François en 2008 et l’a entraîné dans un périple de plus de 3 600 kilomètres passant par le Manitoba, le Saskatchewan, l’Alberta et le Montana.
De par son parcours professionnel très riche, allant d’infirmière urgentiste à interprète dans des musées en passant par la bancassurance pour devenir conseillère financière agréée à la tête de sa propre société, Valérie Chatain-White définit ces multiples facteurs et livre des clés pour les identifier, les éviter, trouver des leviers de motivation, des passions, et ainsi mieux identifier comment mener sa vie pour les 30 prochaines années.
At the BlackBerry® and facilitating technological exchanges era, the risks of isolation have never been so present. Whether through fear of talking, failure or success, hiding behind a computer, work, money or illness isolation, there are many factors that may drive people to isolate themselves. That all these factors that analyze Valérie Chatain-White, in her first book What's your insulation factor ?
Valérie is Celestin Hermary’s grand-daughter, who emigrated to Canada with his family in 1907, and thereby the François’s second cousin. She had also traveled to France with her sister in 2007 to discover her french inheritance. She then welcomed François in 2008, which had resulted in a journey of more than 3 600 kilometers through Manitoba, Saskatchewan, Alberta and Montana.
Through her rich career, ranging from emergency room nurse to interpreter in museums through the Bank / Insurance world, finally to become certified financial planner driving her own firm, Valérie Chatain-White defines these multiple factors and delivers some keys to identify and avoid these factors, find some motivation’s levers, hobbies, and thus better identify how to be in charge of his life for the next 30 years.
L’Abbaye de Longvilliers, actes & documents 1132-1793, par Michel CHAMPAGNE, ouvrage publié par le GGRN sous la référence A.M. 379
L’abbaye de Longvilliers fut fondée peu avant 1130 et son existence reconnue en 1135 par le comte de Boulogne, Etienne de Blois, et par Mathilde, son épouse, en faveur des disciples de Saint-Bernard (cisterciens), dans la dépendance de Savigny, et passée avec ce monastère dans la filiation de Clairvaux en 1147. La disparition des bâtiments du monastère se conjugua à la ruine des archives, ce qui rend plus difficile l’établissement exhaustif d’une histoire de ses religieux et abbés.
D’abord fondé à Niembourg, commune d’Halinghen, le monastère fut transféré au sud du village de Longvilliers, sur les bords de la Dordonne, dans un cadre splendide, conforme à l’exigence de la foi cistercienne ; la Dordonne est un affluent de la Canche qui prend sa source au nord de Cormont au « Bout de haut » ; les moines partagaient leur temps entre la prière, le défrichement du pays, la culture des champs, les travaux d’irrigation (ainsi le canal de dérivation du moulin) et l’instruction des enfants.
La reine Mathilde donna à la nouvelle abbaye, nous dit le père Lequien, des biens considérables. Quant au comte de Ponthieu, il lui fit don de tout le plateau compris entre Nempont, Lépine, Puits-Bérault, Collen, Romont et Bois-Jean. Elle percevait la dîme en partie ou en totalité à Longvilliers, Henneveux, Niembourg et Haut-Pichot, Sorrus, Hesdigneul, Boursin, Bréxent, Carly, Hermerengue, Parenty, Haffreingues (paroisse de Saint-Léonard), Maresville, Lépine, Bois-Jean, Buires-le-Sec, Romont, Cormont ; elle possédait la seigneurie de Lépine. Elle tirait une grande partie de ses revenus des censes de l’Abbiette à Attin, d’Abihen et Collen à Lépine, Niembourg à Halinghen, de La longueroye à Longvilliers. Le lecteur découvrira au fil des pages l’histoire de ses censiers.
L’abbaye de Longvilliers fut complètement détruite pendant la révolution, il n’en reste plus que de rares débris avec l’emplacement de l’église, qui, dit la tradition, était très vaste et très belle, avec une tour renfermant 7 cloches. Aujourd’hui cet emplacement est couvert de ronces et de broussailles ; une partie des débris orne les églises de Bréxent, Longvilliers & Maresville. Cet emplacement se trouve à droite de la route, entre Maresville et Tateville. Le moulin du monastère subsiste encore, ainsi que son vaste mur d’enceinte, qui s’étend en longueur depuis Maresville jusqu’à Longvilliers.
Ce monastère était situé dans une vallée étroite, sujette à de fortes crues, qui l’exposait aux inondations et aux alluvions. Roger Rodière rapporte que dans un mémoire manuscrit de 1735 tiré du chartrier de Longvilliers on pouvait lire : « le limon est si abondant dans cette petite vallée, que le sol en a été relevé au point que dans la construction des bâtimens de l’abbaye faitte depuis douze ans, on a pris le parti de faire servir les antiens cloitres de caves, et qu’on vient d’exhausser en 1734 le pavé de l’église de sept pieds ». Toujours est-il que les cloîtres anciens existent encore ; les sous-sols doivent être intacts ou presque ; une fouille méthodique à l’emplacement de cette abbaye cistercienne permettrait certainement de réaliser des découvertes historiques, archéologiques et épigraphiques exceptionnelles et de voir ressurgir le plan d’une abbaye fondée voilà maintenant huit siècles et demi.
Albert Leroy, historien du pays de Montreuil, retrouva deux pierres tombales d’abbés de Longvilliers du 17e siècle, signalées par le chanoine Lefebvre, curé d’Halinghem, et que Roger Rodière croyait perdues. Elles sont situées dans une maison proche de l’ancienne abbaye et qui semble avoir été construite avec des matériaux provenant du monastère. L’une d’elle représente l’abbé commendataire René de Mailly dont la prélature dura 52 ans ; ce fut un âge d’or pour l’abbaye ; il se comporta en abbé régulier et son administration fut prospère ; il releva l’église et les cloîtres démolis pendant les guerres.
Les environs de Montreuil-sur-Mer ont le privilège de conserver deux granges cisterciennes de l’abbaye, toutes deux inscrites sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du préfet du 7 octobre 1991, celle de La Longueroye à Longvilliers de la fin du 12e siècle ou du 13e siècle, et celle de l’Abbiette à Attin, déjà mentionnée en 1294.
Cet ouvrage est clôturé par une table des religieux de l’abbaye, une table des autres principaux patronymes, et un index locorum.